Des grives aux merles

Des grives aux merles

Opposants à la chasse, qui sont-ils ?

23 janvier 2021,

 

Le texte ci-dessous est extrait d'un article de Thierry Manchon, chasseur à l'arc, intitulé: "Chasse et opposants" et publié dans le magazine trimestriel "CHARC". (n° 64, janvier-février-mars 2021)

 

 

Il synthétise bien les divers mouvements auxquels chasseurs, pêcheurs, éleveurs, bouchers, gens du cirque et parcs zoologiques sont de plus en plus confrontés.

RG

 

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"Le mouvement anti-chasse prend plusieurs formes d'action militante selon la tendance à défendre les animaux que prônent ces personnes. Pour en lister les principaux mouvements, il y a:

- le welfarisme dont les partisans sont pour la mise en place de réformes du "bien-être" des animaux vers une condition idéale.

- l'animalisme qui défend les droits des animaux non-humains, sensibles, capables de ressentir de la souffrance et qui conteste la centralisation de la morale sur l'être humain.

- l'abolitionnisme qui considère toute forme d'élevage et de domestication comme injuste, associées à de l'esclavage donc inacceptable.

- l'antispécisme qui désigne le courant de pensée qui réfute toute notion d'espèces, donc, plus de différence entre l'espèce humaine et les espèces animales, les mêmes droits pour tous.

- le véganisme qui consiste à ne pas consommer d'animaux ni de produits issus de ces derniers ou de leur exploitation.

- l'anthropomorphisme qui consiste à prêter aux animaux des comportements, des émotions et des sentiments identiques à ceux des humains.

  Tous ces différents courants s'opposent à la chasse puisqu'ils revendiquent la protection des animaux contre les humains et contre les chasseurs qui les tuent, pour parler clair.

  Nous remarquons depuis un certain temps que l'échange des idées et la mise en place de compromis dans notre société évoluant curieusement au goût de beaucoup d'entre nous, devient de plus en plus compliqué. Il y a de moins en moins de place au dialogue puisqu'on entre immédiatement et brutalement en conflit dès qu'il y a des divergences d'opinions.

  La notion de régulation des espèces que les chasseurs défendent n'est pas audible pour nos opposants. Ils ne considèrent pas comme un problème l'envahissement de zones urbaines par des espèces sauvages ni la destruction de parcelles agricoles et sylvicoles, ni le danger épidémique que la sauvagine peut provoquer au contact de l'humain et encore moins le danger pour les éleveurs d'avoir en liberté des espèces de carnivores au contact de troupeaux d'ovins, de bovins, de caprins, ou plus simplement de promeneurs.

Ils pensent généralement que la nature doit évoluer et s'auto-réguler sans intervention de l'homme et que l'on n'a pas à intervenir dans ce processus. Sauf que ce n'est pas le cas, et partout cela se vérifie. Et les faits sont têtus !

  Dans tous ces courants de pensée concernant la place de l'animal dans notre société, nous avons des associations, des communautés qui souhaitent imposer leur point de vue au reste de ceux avec qui elles partagent les territoires, parfois. Je dis bien parfois, car généralement, elles en sont bien loin et ce sont très souvent les minorités les plus virulentes.

  Que ces mouvements, groupes ou groupuscules, peu importe la façon de les nommer, existent, ne pose pas de problèmes majeurs en soi puisque chacun a le droit de militer pour sa propre cause pacifiquement, leur existence est légitime mais c'est la façon qu'ils ont d'aborder le sujet de notre coexistence à tous qui porte soucis. Car nombre de ces militants sont agressifs, voire très agressifs. Et nous devons de plus en plus fréquemment assurer notre propre sécurité physique avant même de penser à la sécurité générale autour de nos actions de chasse, car on en est là aujourd'hui."

 



25/01/2021
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