Des grives aux merles

Des grives aux merles

La bibliothèque de l'amateur de grives.


BIBLIOTHÈQUE ET ANTHOLOGIE DU CHASSEUR DE GRIVES ET DE MERLES (Préliminaires)


Voilà un bon moment que je caressais le projet de constituer une bibliothèque ainsi qu'une petite anthologie consacrée aux grives, aux merles, et    à leur divers modes de chasse. 

Les courts extraits que je présente ici observent les textes de loi quant au respect des droits d'auteur, tant moraux que patrimoniaux.
Ce ne sont que des extraits et ils sont une incitation à la lecture des livres dont ils sont tirés.
(Sources : ma bibliothèque-chasse personnelle, mes recherches sur le net.) 

RG

 

Bibliothèque 1 (Copier).jpg

 


06/09/2015
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Les Ecrivains et la Chasse des grives: Emile Zola, SOUVENIRS.

Emile Zola est né à Paris en 1840, 3 ans plus tard, ses parents s'installent à Aix qu'il devra quitter en 1858.

Il passe donc toute sa jeunesse en Provence.

De cette jeunesse provençale, il a laissé un témoignage de chasse savoureux dans ses "Nouveaux contes à Ninon", oeuvre  publiée en 1874.

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Émile Zola

Souvenirs
Nouveaux contes à Ninon

Chapitre IV

  

... Je ne connais qu’une chasse, une chasse dont les Parisiens ignorent les charmes tranquilles. Ici, dans les champs, il y a des lièvres et des perdrix; on ne tire pas sa poudre aux moineaux, on dédaigne les alouettes, réservant son coup de feu aux seules grosses pièces. En Provence, lièvres et perdrix sont rares ; les chasseurs s’attardent aux fauvettes, à tous les petits oiseaux des buissons. Quand ils ont tué leur douzaine de becfigues, ils rentrent très fiers au logis.

J’ai souvent couru les terres labourées, pendant des journées entières, pour rapporter trois ou quatre culs-blancs*. J’enfonçais jusqu’aux chevilles dans le sol mouvant comme un sable fin. Le soir, quand je ne pouvais plus me tenir sur les jambes, je rentrais, ravi.

Si, par miracle, un lièvre passait entre mes jambes, je le regardais courir avec un saint étonnement, tant j’étais peu habitué à rencontrer de si grosses bêtes. Je me souviens qu’un matin un vol de perdrix se leva devant moi ; je restai si abasourdi par ce grand bruit d’ailes, que je lâchai au hasard un coup de feu qui alla cribler un poteau télégraphique.

D’ailleurs, je confesse avoir toujours été un tireur détestable. Si j’ai tué pas mal de pierrots* dans ma vie, je n’ai jamais pu abattre une hirondelle.

 

 

C’est sans doute pour cela que je préférais la chasse au poste.

Imaginez une sorte de petite construction ronde, enfoncée dans la terre, s’élevant à peine d’un mètre au-dessus du sol. Cette cabane, faite de pierres sèches, est recouverte de tuiles qu’on dissimule le plus possible sous des bouts de lierre. On dirait un débris de tourelle rasée près des fondations et perdue dans l’herbe.

À l’intérieur, l’étroite pièce prend jour par des meurtrières, que ferment des vitres mobiles. Le plus souvent, le réduit a une cheminée et des armoires ; j’ai même connu un poste qui avait un divan. Autour du poste sont plantés des arbres morts, des cimeaux, comme on les nomme, au pied desquels on accroche les appeaux, les oiseaux prisonniers chargés d’appeler les oiseaux libres.

La tactique est simple. Le chasseur, tranquillement enfermé, attend en fumant sa pipe. Il surveille les cimeaux par les meurtrières. Puis, quand un oiseau se pose sur quelque branche sèche, il prend son fusil méthodiquement, en appuie le canon sur le bord d’une meurtrière et foudroie la malheureuse bête presque à bout portant.

Les Provençaux ne chassent pas autrement aux oiseaux de passage, aux ortolans en août, aux grives en novembre.

 

 

Je partais à trois heures du matin, par de glaciales matinées de novembre. J’avais une lieue à faire dans la nuit, chargé comme un mulet ; car il faut porter les appeaux, et je vous assure qu’une trentaine de cages ne se transportent pas facilement, dans un pays de collines, par des sentiers à peine frayés. On pose les cages sur de longs cadres de bois, où des ficelles les tiennent et les serrent les unes contre les autres.

Quand j’arrivais, il faisait noir encore, le plateau s’étendait, profond, farouche, pareil à une mer d’ombre, avec ses broussailles grises, à l’infini. J’entendais tout autour de moi, dans les ténèbres, ce remous des pins, cette grande voix confuse qui ressemble aux lamentations des vagues. J’avais alors quinze ans, et je n’étais pas toujours très rassuré. C’était déjà une émotion, un plaisir âcre.

Mais il fallait se dépêcher. Les grives sont matinales. J’accrochais mes cages, je m’enfermais dans le poste. Il était trop tôt encore, je ne distinguais pas les branches des cimeaux. Et pourtant j’entendais sur ma tête le sifflement rude des grives. Ces gueuses-là voyagent la nuit. J’allumais du feu en grondant, je me hâtais d’obtenir un grand brasier, qui luisait rose sur la cendre. Dès que la chasse a commencé, il ne faut plus que le moindre filet de fumée sorte du poste. Cela pourrait effaroucher le gibier. J’attendais le jour, en faisant griller des côtelettes sur la braise.

Et j’allais de meurtrière en meurtrière, épiant la première lueur pâle. Rien encore ; les cimeaux dressaient leurs bras désolés, vaguement. J’avais déjà de mauvais yeux, je craignais de lâcher un coup de fusil sur un bout de branche noirci, comme cela m’arrivait quelquefois. Je ne me fiais pas seulement à ma vue, j’écoutais. Dans le silence, frissonnaient mille bruits, ces chuchotements, ces soupirs profonds de la terre à son réveil. La clameur des pins grandissait, et il me semblait par moments qu’un vol innombrable de grives allait s’abattre sur le poste, en sifflant furieusement.

 

 

Mais les nuées devenaient laiteuses. Sur le ciel clair, les cimeaux se détachaient en noir, avec une singulière netteté. Alors, toutes mes facultés se tendaient, je restais plié d’anxiété.

Quel coup dans l’estomac, lorsque, brusquement, j’apercevais la longue silhouette d’une grive sur un cimeau ! La grive s’allonge, fait la belle au premier rayon, reste droite, les yeux au soleil, dans le bain matinal de lumière. Je prenais mon fusil avec des précautions infinies, pour ne point heurter le canon ou la crosse. Je tirais, l’oiseau tombait. Je n’allais pas le ramasser, cela aurait pu éloigner d’autres victimes.

Et je reprenais mon attente, secoué par cette émotion du joueur qui a eu un coup heureux, et qui ne sait ce que lui garde la chance. Tout le plaisir d’une pareille chasse consiste dans l’imprévu, dans la bonne volonté que le gibier met à venir se faire tuer. Une autre grive se posera-t-elle sur un des cimeaux ? Question troublante. Je n’étais pas difficile, d’ailleurs : quand les grives ne venaient pas, je tuais des pinsons.

 

 

Je revois aujourd’hui le petit poste, au bord du grand plateau désert. Il vient des collines une senteur fraîche de thym et de lavande. Les appeaux sifflent doucement dans le grand remous des pins. Le soleil montre à l’horizon une mèche de ses cheveux flambants, et il y a là, sur un cimeau, dans la clarté blanche, une grive immobile.

Allez courir les lièvres, et ne riez pas, car vous feriez envoler ma grive

 

□ □ 

 

* culs-blancs, pierrots: traquets motteux

 

 


14/05/2018
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CAPANNI. LA CACCIA, IL TERRITORIO, Eugenio Casella.

Fête Robert d_crop (Copier) (2).jpg  30 avril 2018.

  C'est ma fête!

  Au sens propre comme au sens figuré!

  Entré à 13 h 30 en clinique.

  Une affaire de coeur!!!

  Heureusement, La Quine, ma moitié, avait tout prévu.

  Et ma fête, hé bien, on l'a fêtée la veille à Saint Esteve-Janson:

  fraises à la chantilly sur meringue.

  Même que ça s'appelle une "Pavlova". Miam!!!

  Et le cadeau?

  Bien choisi le cadeau!

  Il est là, ci-contre, tout frais livré par La Poste.

  RG

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Introuvable en France, difficile à se procurer en Italie, sauf avec des prix d'expédition ahurissants, cet exemplaire vient directement de ... Grande Bretagne!!!

 

Détails sur le livre:

Auteur: Eugenio Casella

176 pages, broché, format: 26x23

Editeur: Compagnia della Stampa, Massetti Rodella editori.

Année: 2009

Consacré exclusivement à la chasse des turdidés au poste à feu, ce livre est écrit, bien sur, en langue italienne. Pour certains, ça peut poser quelques problèmes...

Je vais donc d'abord le lire, puis, dans quelques temps, je traduirai et mettrai en lignes des morceaux choisis.

En attendant, en voici le sommaire:

 

- Le poste à feu: notre coin de paradis

- Les origines

- Préparation de l'affût (poste et emplacement)

- Espèces chassables et appelants vivants.

- Armes et munitions

- Données statistiques (province de Brescia) et analyse socio-politique

- Conclusions


 

Quelques mots sur l'auteur:

 

Eugenio Casella est né à Calvagese della Riviera en 1959, où il vit avec son épouse Tiziana, chasseuse elle aussi et ses enfants. Il est entrepreneur dans le secteur graphique.

Passionné de chasse depuis l'enfance, il devient chasseur à l'age de 16 ans. Aujourd'hui, il emploie son temps libre à la défense de la chasse et des traditions.

En 2000, avec quelques amis, il fonde l'Association des Chasseurs de Lombardie (A.L.C.) dont il occupe la charge de Président.

Il participe, en 2001, à la fondation de la Confédération Nationale Cynégétique (Conf. A.V.I) dont il est actuellement membre du comité exécutif national, ainsi que coordinateur régional pour la Lombardie. Il est également membre titulaire de la commission provinciale de Brescia à la formation professionnelle cynégétique en tant qu'expert pour la “Zone Alpes” ainsi qu'à la commission de formation des gardes-chasse bénévoles comme expert "armes".

 

Source:

BigHunter.it

http://www.bighunter.it/Home/AmicidiBigHunter/EugenioCasella/tabid/968/Default.aspx 

 

P.S., je ne résiste pas au plaisir de mettre en gros plan la première de couverture (mi piace molto!)

 

Fête Robert a_crop (Copier).jpg

 

 

 


03/05/2018
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LE GRAND DICTIONNAIRE DE CUISINE, Alexandre Dumas, Grives et Merles.

dumas-alexandre 2 (Copier).jpgCélèbre écrivain français né à Villers-Cotterets en 1802 et petit-fils d'aubergiste.

Très fier de ses talents culinaires,il entreprend en 1869 l'écriture de son "Grand Dictionnaire de Cuisine". qui ne paraîtra qu'en1872, après sa mort en 1870.

Sur le plan strictement culinaire, son dictionnaire est peu fiable mais malgré ses erreurs et ses lacunes, il est écrit dans un style alerte, divertissant et il fourmille  d'anecdotes.
Alexandre Dumas est l'une des plus fines gueules de son siècle, il est l'ami des plus grands chefs et les nombreuses recettes, qu'il assure avoir  toutes  expérimentées, sont peu précises mais terriblement apéritives.

Son Grand Dictionnaire de Cuisine n'est en aucun cas un précis de l'art des fourneaux mais il est en revanche une somptueuse introduction à la cuisine.
Source: B. Simon (alias Chef Simon)                                             

 

  

 

  

Dilemme...

Comment classer ce document ?

En effet,Il relève à la fois de la littérature et de l'art culinaire...

Après moult hésitations, j'ai choisi de privilégier l'écrivain. Choix dicté, sans doute, par le souvenir impérissable du merveilleux romancier que fut Dumas.

Savourons donc comme il se doit cette page consacrée aux grives et aux merles.

RG 

 

 

                                                               Grives et merles



Les grives, les merles et beaucoup d'autres oiseaux ne doivent être mangés qu'à la fin de novembre ; engraissés d'abord dans les champs et dans les vignes, ils vont ensuite parfumer leur chair au bord des bois avec des graines de genièvre. Si vous êtes trop pressé de jouir, si vous les tuez avant le temps, vous ne leur trouverez pas ce fumet, cet arôme incisif qui est tant recherché des vrais friands. Horace, Martial et même Gallien connaissent toute la valeur des grives. 
« Nihil melius turdo », dit Horace. 
Le favori d'Auguste et de Mécène en mangeait tant qu'il voulait, non pas qu'il fût assez riche pour en acheter tous les jours, sa médiocrité dorée n'allait pas jusque-là, mais il était fêté partout. 
 Le pauvre Martial au contraire faisait souvent maigre chère et lorsqu'une invitation à dîner venait le surprendre, la joie éclatait en ses yeux et il se disait : 
« Il y aura probablement des grives. » 
Lucius Apicius et tous les grands gourmands de Rome en faisaient le plus grand cas. Ils les engraissaient dans d'immenses volières de compte à demi avec les merles. Chacune de ces volières en contenaient trois ou quatre mille ; dans ces volières, les grives étaient privées de la vue des bois et des champs afin que rien ne pût les distraire de l'envie d'engraisser. 
Varron cite une maison de campagne où l'on avait engraissé cinq mille grives dans une année. On les servait sur les tables les plus somptueuses et on les donnait aux convalescents pour réparer leurs forces. 
 Pompée tomba malade et, étant entré en convalescence, son médecin lui ordonna de manger des grives, mais Pompée n'avait pas de volière. 
 « Allez en demander à Lucullus, il ne vous en refusera pas, lui dit son médecin. 
 - Eh quoi ! s'écria-t-il, c'est donc à dire que Pompée ne pourrait pas vivre, si Lucullus n'était pas un gourmand ! » En France, il y a un proverbe qui dit : 
 « Quand il n'y a pas de grives on mange des merles. » Les Corses ont retourné ce proverbe et disent : 
 « Quand il n'y a pas de merles, on mange des grives. » C'est que les merles de Corse et de Provence sont très renommés parce qu'ils se nourrissent de graines de myrtes et de genièvre. 
 L'oncle de Napoléon, le cardinal Fesch, archevêque de Lyon, en faisait venir tout l'hiver de la Corse. On allait dîner chez son Eminence pour ses nobles manières, pour son gracieux accueil et surtout pour ses merles. 
 La saison des vendanges est la meilleure époque pour prendre et manger des grives, car elles se sont nourries de raisin et leur chair en est plus tendre et plus savoureuse.

 
 Grives rôties
 Vous plumez vos grives et les faites refaire (1) sans les vider, puis vous les faites cuire à la broche et les servez comme les mauviettes (2) avec des rôties dessous. 

Grives en ragoût
 Accommodez proprement les grives, passez-les à la casserole avec lard fondu, un peu de farine pour bien lier la sauce, un verre de vin blanc, sel, poivre, bouquet garni, laissez mitonner un peu le tout et servez avec un peu de citron. 

Grives à l'eau-de-vie
 Epluchez bien vos grives, écrasez-les un peu sur l'estomac, mettez-les dans une casserole avec du lard fondu, deux petits oignons, champignons, truffes, quelques morceaux de ris de veau, faites-leur faire quelques tours, mouillez- les de deux verres d'eau-de-vie, faites-les cuire à grand feu, allumez l'eau-de- vie que vous avez versée sur vos grives, quand il est éteint, ajoutez-y un peu de réduction (3) et de coulis, achevez de les faire cuire doucement, dégraissez-les et servez. 

Entrée de grives au genièvre
 Vos grives étant plumées, épluchées et retroussées, vous les couvrez de bardes de lard et de papier beurré, puis vous les attachez sur une broche et les faites cuire. 
 Mettez dans une casserole un peu de jus et de coulis, un verre de vin blanc, faites bouillir, ajoutez un jus de citron et une douzaine de grains de genièvre que vous aurez fait blanchir. 
 Vos grives étant cuites, vous ôtez les bardes de lard et le papier et les mettez mitonner dans le coulis, puis vous les dressez sur un plat, les dégraissez et servez chaudement pour entrée. 

Grives à la polonaise
 Epluchez vos grives, aplatissez-les sur l'estomac, passez-les quelques tours dans une casserole avec lard fondu, truffes, champignons, cinq ou six petits oignons, bouquet garni, un ris de veau blanchi, une tranche de jambon, puis vous les mouillez d'un verre de vin de Champagne et d'un peu de réduction et de coulis, ajoutez sel et poivre, faites cuire à petit feu, dégraissez le ragoût. Quand elles sont cuites, mettez-y un jus de citron, ôtez le bouquet et la tranche de jambon, et servez à courte sauce (4)

Pâté chaud de grives
 Videz vos grives, gardez-en le foie, retroussez-les et battez-les sur l'estomac avec un rouleau, piquez-les ensuite de gros lard et de jambon, assaisonnez de sel, poivre, fines herbes et fines épices, et fendez-les par le dos. Pilez ensuite les foies avec du lard râpé, champignons, truffes, ciboules, persil, sel et poivre, fines herbes et fines épices le tout bien pilé et farcissez-en le corps de vos grives. 
 Hachez encore et pilez du lard, faites une pâte composée d'un oeuf, de bon beurre, de farine avec un peu de sel ; formez deux abaisses (5), jetez-en une sur du papier beurré, prenez du lard pilé dans le mortier, étendez-le sur l'abaisse et rangez les grives dessus, ajoutez quelques truffes, des champignons, une feuille de laurier, le tout couvert de bardes de lard, couvrez avec votre seconde abaisse, formez en les bords, dorez votre pâté et mettez-le au four. Quand il est cuit, retirez-le, ôtez le papier, ayez un bon coulis, quelques ris de veau, champignons et truffes, levez le couvercle du pâté, ôtez les bardes de lard qui sont dessus, et avant de servir mettez-y votre ragoût en y pressant un jus de citron, et servez chaudement pour entrée. 

Grives à l'anglaise
 Epluchez et retournez vos grives sans les vider, embrochez-les avec un hâtelet (6), posez ce hâtelet sur une broche et fixez-la des deux bouts, enveloppez vos grives de papier, faites-les cuire à moitié, ôtez le papier, mettez un morceau de lard au bout d'un hâtelet, faites prendre le feu à votre lard et durant qu'il brûle, faites-le dégoutter sur vos grives, saupoudrez-les d'un peu de sel fin et de mie de pain, donnez-leur une belle couleur, dressez-les et servez à côté une sauce au pauvre homme (7) liée avec un morceau de beurre. 

 

Source: Société des Amis d'Alexandre Dumas 

 

(1) Faire refaire: faire revenir.

(2) Mauviettes: alouettes.

(3) Réduction: sauce ou jus épaissi par évaporation de l'eau contenue.

(4) Courte sauce: sauce peu abondante.

(5) Abaisse: pièce de pâte applatie.

(6) Hâtelet: petite brochette.

(7) Sauce au pauvre homme: initialement, sauce froide faite avec de l'eau, du sel et de la ciboule.

 

 

 


20/04/2017
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LES CHASSES AU PETIT GIBIER, R. Villatte des Prûgnes.

Jean-Baptiste, Augustin, Robert Villatte des Prûgnes, né en 1869 à Montluçon (Allier) et décédé en 1965 au château des Prûgnes, à Vallon en Sully (Allier) était à la fois un chasseur consommé et un artiste culinaire.

Auteur prolifique, il a beaucoup écrit sur la chasse, la pêche et les choses de la nature.

Parmi ses nombreux ouvrages, nous retiendrons "Les chasses au petit gibier. Alouettes, grives et merles".

Publié en 1952 (éditions Crépin-Leblond), ce livre n'a pas été réédité depuis.

Quelques exemplaires d'occasion sont en vente sur les sites spécialisés (E-Bay, Galaxidion, etc...) à des prix oscillants entre 48, 80 et 160 €.

Ce livre ne figure pas encore dans ma bibliothèque...

 

    

 

Chasses petit gibier_crop (Copier).jpg

 

 

Publications:

L'alouette, sa légende, ses mœurs, sa chasse, Paris, Émile Nourry, 1909, 32 p.

Calendrier du cultivateur bourbonnais, Montluçon, 1904, 127 p.

Les chasses au marais, Paris, Émile Nourry, 1929, 204 p. (2e éd., Moulins, Crépin-Leblond, 1947, 258 p., ill. de Jacques Penot ; 3e éd., Moulins, Crépin-Leblond, 1954, 194 p., ill.).

Les chasses au bois, Moulins, Crépin-Leblond, 1930, 214 p.

Les chasses en plaine, Moulins, Crépin-Leblond, 1931, 276 p., ill.

Pêcheurs, pêchons !, Moulins, Crépin-Leblond, 1931, 253 p.

La Vènerie bourbonnaise. Histoire anecdotique des veneurs, chasseurs, piqueurs, chevaux et chiens illustres d'autrefois et d'aujourd'hui, Moulins, Crépin-Leblond, 1933, 245 p., ill.

En Bourbonnais. Ma vieille maison rose, autour, dedans, alentour, préface d'Augustin Bernard, Moulins, Crépin-Leblond, 1945, 202 p.[4].

La chasse à tir, éd du Grelot d'Or, 1947, 93 p.

Les chasses à courre, préface du baron de Champchevrier, Moulins, Crépin-Leblond, 1948, 214 p., ill.

En Bourbonnais. La cuisine, préface d'Édouard de Pomiane, Moulins, Crépin-Leblond, 1949, 118 p., ill.

Les temps ne sont plus… Souvenirs de vingt-cinq années de vénerie, illustrations de Guy Arnoux, Moulins, Crépin-Leblond, 1951, 144 p.

Les chasses à la bécasse, illustrations de Charles-J. Hallo, Moulins, Crépin-Leblond, 1951, 128 p.

Les chasses au petit gibier. Alouettes, grives et merles, illustrations de Hallo, Lajarrige, Pénot et Reboussin, Moulins, Crépin-Leblond, s. d. [1952]

« Au loup ! », Revue des deux Mondes, sept. 1956.


26/01/2017
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