Des grives aux merles

Des grives aux merles

La bibliothèque de l'amateur de grives.


BIBLIOTHÈQUE ET ANTHOLOGIE DU CHASSEUR DE GRIVES ET DE MERLES (Préliminaires)


Voilà un bon moment que je caressais le projet de constituer une bibliothèque ainsi qu'une petite anthologie consacrée aux grives, aux merles, et    à leur divers modes de chasse. 

Les courts extraits que je présente ici observent les textes de loi quant au respect des droits d'auteur, tant moraux que patrimoniaux.
Ce ne sont que des extraits et ils sont une incitation à la lecture des livres dont ils sont tirés.
(Sources : ma bibliothèque-chasse personnelle, mes recherches sur le net.) 

RG

 

Bibliothèque 1 (Copier).jpg

 


06/09/2015
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Chasse et Tradition.

Chasse et Tradition recto (Copier).jpg

 

Le sous-titre de ce petit livre est beaucoup plus explicite:

"Comment faire chanter au mieux nos oiseaux de chasse".

Il s'agit en fait d'un manuel destiné aux chasseurs de grives au poste à feu désirant faire ramager les appelants par la méthode dite du programmateur de lumière.

Remarques:

- Le titre est mal choisi, le programmateur de lumière (fotoperiodo en italien) n'est pas une technique "traditionnelle".

- La traduction de l'italien en français est de piètre qualité.

Quoiqu'il en soit, ce livre a le mérite d'exister.

L'auteur est: Vanni Ligasacchi

Editeur: Beretti (révisé et mis à jour en juillet 2019)

Format: 13 x 19

Nombre de pages: 120

Prix actuel: 25 €

On peut se le procurer ici: https://grives.net/product/chasse-et-tradition

Grives.net est distributeur exclusif de ce livre pour la France.

 

Ci-dessous la 4e de couverture, on ne s'attardera pas sur la qualité de la traduction:

 

Chasse et tradition verso (Copier).jpg


24/11/2019
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La tenderie aux grives chez les Ardennais du plateau.

La tenderie aux grives (medium).jpg

 

La tenderie aux grives est un mode de capture traditionnel des turdidés, pratiqué exclusivement dans les massifs forestiers du plateau de l'Ardenne (au nord du département), sur un territoire de 1000 km2 environ.

Mode de piégeage très ancien, la tenderie a fait l'objet de nombreuses attaques de la part des écologistes.

Aujourd'hui, très réglementée, elle ne concerne plus que 250 pratiquants environ.

Outre son aspect de "passe-temps" et gastronomique, la tenderie revêt, aujourd'hui, une dimension identitaire très marquée.

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Le livre: il s'agit d'un ouvrage ethnologique qui peut paraître ardu de prime abord mais qui s'avère passionnant à la lecture.

Parution: 1/1/1979, auteur: Jean Jamin, éditeur: Institut d'Ethnologie du Musée de l'Homme.

 

Ce livre peut être téléchargé gratuitement:

  http://classiques.uqac.ca/contemporains/jamin_jean/tenderie_aux_grives/tenderie_aux_grives.pdf


26/06/2019
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Les Ecrivains et la Chasse des grives: Emile Zola, SOUVENIRS.

Emile Zola est né à Paris en 1840, 3 ans plus tard, ses parents s'installent à Aix qu'il devra quitter en 1858.

Il passe donc toute sa jeunesse en Provence.

De cette jeunesse provençale, il a laissé un témoignage de chasse savoureux dans ses "Nouveaux contes à Ninon", oeuvre  publiée en 1874.

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Émile Zola

Souvenirs
Nouveaux contes à Ninon

Chapitre IV

  

... Je ne connais qu’une chasse, une chasse dont les Parisiens ignorent les charmes tranquilles. Ici, dans les champs, il y a des lièvres et des perdrix; on ne tire pas sa poudre aux moineaux, on dédaigne les alouettes, réservant son coup de feu aux seules grosses pièces. En Provence, lièvres et perdrix sont rares ; les chasseurs s’attardent aux fauvettes, à tous les petits oiseaux des buissons. Quand ils ont tué leur douzaine de becfigues, ils rentrent très fiers au logis.

J’ai souvent couru les terres labourées, pendant des journées entières, pour rapporter trois ou quatre culs-blancs*. J’enfonçais jusqu’aux chevilles dans le sol mouvant comme un sable fin. Le soir, quand je ne pouvais plus me tenir sur les jambes, je rentrais, ravi.

Si, par miracle, un lièvre passait entre mes jambes, je le regardais courir avec un saint étonnement, tant j’étais peu habitué à rencontrer de si grosses bêtes. Je me souviens qu’un matin un vol de perdrix se leva devant moi ; je restai si abasourdi par ce grand bruit d’ailes, que je lâchai au hasard un coup de feu qui alla cribler un poteau télégraphique.

D’ailleurs, je confesse avoir toujours été un tireur détestable. Si j’ai tué pas mal de pierrots* dans ma vie, je n’ai jamais pu abattre une hirondelle.

 

 

C’est sans doute pour cela que je préférais la chasse au poste.

Imaginez une sorte de petite construction ronde, enfoncée dans la terre, s’élevant à peine d’un mètre au-dessus du sol. Cette cabane, faite de pierres sèches, est recouverte de tuiles qu’on dissimule le plus possible sous des bouts de lierre. On dirait un débris de tourelle rasée près des fondations et perdue dans l’herbe.

À l’intérieur, l’étroite pièce prend jour par des meurtrières, que ferment des vitres mobiles. Le plus souvent, le réduit a une cheminée et des armoires ; j’ai même connu un poste qui avait un divan. Autour du poste sont plantés des arbres morts, des cimeaux, comme on les nomme, au pied desquels on accroche les appeaux, les oiseaux prisonniers chargés d’appeler les oiseaux libres.

La tactique est simple. Le chasseur, tranquillement enfermé, attend en fumant sa pipe. Il surveille les cimeaux par les meurtrières. Puis, quand un oiseau se pose sur quelque branche sèche, il prend son fusil méthodiquement, en appuie le canon sur le bord d’une meurtrière et foudroie la malheureuse bête presque à bout portant.

Les Provençaux ne chassent pas autrement aux oiseaux de passage, aux ortolans en août, aux grives en novembre.

 

 

Je partais à trois heures du matin, par de glaciales matinées de novembre. J’avais une lieue à faire dans la nuit, chargé comme un mulet ; car il faut porter les appeaux, et je vous assure qu’une trentaine de cages ne se transportent pas facilement, dans un pays de collines, par des sentiers à peine frayés. On pose les cages sur de longs cadres de bois, où des ficelles les tiennent et les serrent les unes contre les autres.

Quand j’arrivais, il faisait noir encore, le plateau s’étendait, profond, farouche, pareil à une mer d’ombre, avec ses broussailles grises, à l’infini. J’entendais tout autour de moi, dans les ténèbres, ce remous des pins, cette grande voix confuse qui ressemble aux lamentations des vagues. J’avais alors quinze ans, et je n’étais pas toujours très rassuré. C’était déjà une émotion, un plaisir âcre.

Mais il fallait se dépêcher. Les grives sont matinales. J’accrochais mes cages, je m’enfermais dans le poste. Il était trop tôt encore, je ne distinguais pas les branches des cimeaux. Et pourtant j’entendais sur ma tête le sifflement rude des grives. Ces gueuses-là voyagent la nuit. J’allumais du feu en grondant, je me hâtais d’obtenir un grand brasier, qui luisait rose sur la cendre. Dès que la chasse a commencé, il ne faut plus que le moindre filet de fumée sorte du poste. Cela pourrait effaroucher le gibier. J’attendais le jour, en faisant griller des côtelettes sur la braise.

Et j’allais de meurtrière en meurtrière, épiant la première lueur pâle. Rien encore ; les cimeaux dressaient leurs bras désolés, vaguement. J’avais déjà de mauvais yeux, je craignais de lâcher un coup de fusil sur un bout de branche noirci, comme cela m’arrivait quelquefois. Je ne me fiais pas seulement à ma vue, j’écoutais. Dans le silence, frissonnaient mille bruits, ces chuchotements, ces soupirs profonds de la terre à son réveil. La clameur des pins grandissait, et il me semblait par moments qu’un vol innombrable de grives allait s’abattre sur le poste, en sifflant furieusement.

 

 

Mais les nuées devenaient laiteuses. Sur le ciel clair, les cimeaux se détachaient en noir, avec une singulière netteté. Alors, toutes mes facultés se tendaient, je restais plié d’anxiété.

Quel coup dans l’estomac, lorsque, brusquement, j’apercevais la longue silhouette d’une grive sur un cimeau ! La grive s’allonge, fait la belle au premier rayon, reste droite, les yeux au soleil, dans le bain matinal de lumière. Je prenais mon fusil avec des précautions infinies, pour ne point heurter le canon ou la crosse. Je tirais, l’oiseau tombait. Je n’allais pas le ramasser, cela aurait pu éloigner d’autres victimes.

Et je reprenais mon attente, secoué par cette émotion du joueur qui a eu un coup heureux, et qui ne sait ce que lui garde la chance. Tout le plaisir d’une pareille chasse consiste dans l’imprévu, dans la bonne volonté que le gibier met à venir se faire tuer. Une autre grive se posera-t-elle sur un des cimeaux ? Question troublante. Je n’étais pas difficile, d’ailleurs : quand les grives ne venaient pas, je tuais des pinsons.

 

 

Je revois aujourd’hui le petit poste, au bord du grand plateau désert. Il vient des collines une senteur fraîche de thym et de lavande. Les appeaux sifflent doucement dans le grand remous des pins. Le soleil montre à l’horizon une mèche de ses cheveux flambants, et il y a là, sur un cimeau, dans la clarté blanche, une grive immobile.

Allez courir les lièvres, et ne riez pas, car vous feriez envoler ma grive

 

□ □ 

 

* culs-blancs, pierrots: traquets motteux

 

 


14/05/2018
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CAPANNI. LA CACCIA, IL TERRITORIO, Eugenio Casella.

Fête Robert d_crop (Copier) (2).jpg  30 avril 2018.

  C'est ma fête!

  Au sens propre comme au sens figuré!

  Entré à 13 h 30 en clinique.

  Une affaire de coeur!!!

  Heureusement, La Quine, ma moitié, avait tout prévu.

  Et ma fête, hé bien, on l'a fêtée la veille à Saint Esteve-Janson:

  fraises à la chantilly sur meringue.

  Même que ça s'appelle une "Pavlova". Miam!!!

  Et le cadeau?

  Bien choisi le cadeau!

  Il est là, ci-contre, tout frais livré par La Poste.

  RG

  <->                                                

 

 

Introuvable en France, difficile à se procurer en Italie, sauf avec des prix d'expédition ahurissants, cet exemplaire vient directement de ... Grande Bretagne!!!

 

Détails sur le livre:

Auteur: Eugenio Casella

176 pages, broché, format: 26x23

Editeur: Compagnia della Stampa, Massetti Rodella editori.

Année: 2009

Consacré exclusivement à la chasse des turdidés au poste à feu, ce livre est écrit, bien sur, en langue italienne. Pour certains, ça peut poser quelques problèmes...

Je vais donc d'abord le lire, puis, dans quelques temps, je traduirai et mettrai en lignes des morceaux choisis.

En attendant, en voici le sommaire:

 

- Le poste à feu: notre coin de paradis

- Les origines

- Préparation de l'affût (poste et emplacement)

- Espèces chassables et appelants vivants.

- Armes et munitions

- Données statistiques (province de Brescia) et analyse socio-politique

- Conclusions


 

Quelques mots sur l'auteur:

 

Eugenio Casella est né à Calvagese della Riviera en 1959, où il vit avec son épouse Tiziana, chasseuse elle aussi et ses enfants. Il est entrepreneur dans le secteur graphique.

Passionné de chasse depuis l'enfance, il devient chasseur à l'age de 16 ans. Aujourd'hui, il emploie son temps libre à la défense de la chasse et des traditions.

En 2000, avec quelques amis, il fonde l'Association des Chasseurs de Lombardie (A.L.C.) dont il occupe la charge de Président.

Il participe, en 2001, à la fondation de la Confédération Nationale Cynégétique (Conf. A.V.I) dont il est actuellement membre du comité exécutif national, ainsi que coordinateur régional pour la Lombardie. Il est également membre titulaire de la commission provinciale de Brescia à la formation professionnelle cynégétique en tant qu'expert pour la “Zone Alpes” ainsi qu'à la commission de formation des gardes-chasse bénévoles comme expert "armes".

 

Source:

BigHunter.it

http://www.bighunter.it/Home/AmicidiBigHunter/EugenioCasella/tabid/968/Default.aspx 

 

P.S., je ne résiste pas au plaisir de mettre en gros plan la première de couverture (mi piace molto!)

 

Fête Robert a_crop (Copier).jpg

 

 

 


03/05/2018
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