Des grives aux merles

Des grives aux merles

Pensées et réflexions.

Citations, pensées, etc...


Le combat d’une vie !

Pour ceux qui ne l'auraient pas lu, j'ai repris in-extenso, ci-dessous, le billet d'humeur de Willy SCHRAEN, Président de la Fédération Nationale des Chasseurs de France et, également, Président de la FDC 62 (édition juin 2018 de "La chasse du Pas-de-Calais).

Quoiqu'un peu long, le texte mérite d'être lu en entier. La gravité de la situation dans laquelle nous sommes y est clairement exposée. Preuve s'il en est de la nécessité d'ouvrir enfin les yeux et d'agir avec force, vigueur et sans délai. 

 

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Dans le contexte actuel, extrêmement clivant, qui oppose violemment les groupuscules des antis tout aux ruraux, nous sommes nombreux à nous poser des questions sur la nature de notre passion pour la chasse, et plus largement pour la ruralité.

J'ai 48 ans, et jamais je n'aurais pu imaginer devoir justifier de mes choix de vie vis-à-vis de la nature et de la chasse. Les diverses formes de racisme à notre égard ne font que s'accroître chaque jour, d'autant plus que le stade de l'opposition passive semble maintenant dépassé. Il y a toujours eu des gens qui ne chassaient pas, qui ne mangeaient pas de viande ou qui sanctuarisaient la nature et le monde animal, mais aujourd'hui, on veut transformer ces doctrines en tribunaux populaires de l'espèce humaine.

 

Le combat s'est donc enclenché naturellement entre ces deux idéologies, ces deux modes de vie, ces deux conceptions de l’existence. Du côté des utilisateurs raisonnés de la nature, nous n'étions pas préparés à devoir livrer un tel combat. Nombreux sont ceux de notre camp théorique, qui doivent aujourd'hui se poser de douloureuses questions existentielles. Je pense en particulier aux pêcheurs qui ont toujours pensé que la possibilité de remettre à l'eau les poissons les mettait à l'abri de la souffrance animale et de ses dictats. Depuis quelques semaines un nouveau cap a été franchi. Les images accusatrices se multiplient tentant de mettre en exergue l'asphyxie des poissons qu'on arrache à leur milieu naturel. N'oublions pas non plus la souffrance du ver de terre sur son hameçon ou du vif sur son trident, et la boucle globale de la pêche sera bouclée. Il fallait pourtant s'y attendre… Depuis que Paris a ouvert la voie, les demandes d'interdiction de la pêche dans les grandes villes vont se multiplier.

Tout je vous dis, tout sera jugé !

 

Et les choses vont encore monter en puissance, parce qu'il n'y a plus aucun utilisateur de la nature qui ne soit à l'abri de ce genre de calomnies et d'attaques. Toutes les utilisations de la nature, toutes les présences humaines, tout sans exception sera jugé! Des éleveurs de bêtes à viande traités comme des tortionnaires sadiques, aux ramasseurs de champignons, aux promeneurs, aux skieurs, aux vététistes, aux cavaliers, aux dirigeants de cirque et de zoo, aux propriétaires de canari, de chien, de chat , de lapin nain, aux cueilleurs d'herbes... Tout je vous dis, tout sera jugé! Plus rien ni personne ne sera à l'abri. La moindre relation entre l'homme et la nature ou l'homme et l'animal devra disparaître, pour une société moderne et juste, remplie de cloche de verre et d'interdits! Une société moderne et juste qui en fait cache au fond d’elle, une profonde et véritable détestation de l’homme.

Ce conflit devient malsain, et il me fait penser chaque jour un peu plus à une nouvelle guerre psychologique, qui n'a rien à envier aux anciennes guerres de religion qui ravagèrent les rangs des hommes et des idées pendant des siècles. Penser autrement que ces nouveaux dictateurs verts, devient dangereux et insupportable pour leurs propres consciences. La nouvelle vision des grands penseurs est en route, et elle dépasse de très loin le cercle cynégétique. Elle arrive comme un boulet de canon et risque de tout emporter si nous les chasseurs, premiers remparts de défense d’une relation saine de l’homme à son milieu, nous ne tenons pas bon !

 

La stratégie de ces fous pour y arriver se révèle parfaitement rodée. Par petite touche, appuyée par des images chocs et des sons explicites, ce cancer psychologique avance à petits pas, mais avance chaque jour un peu plus. Comme ces khmers verts le disent régulièrement, ils ont le temps pour eux. De plus, ils ont l'argent des consciences coupables faciles à faire cracher au bassinet, à travers toutes ces donations contre nature que pratiquent les grandes entreprises pour s'acheter la paix médiatique à court terme.

La manipulation populiste est grande, et la majorité des gens y entre avec certitude et motivation, sans se rendre compte que ‪demain ce seront eux qui seront jugés et détruits. L'exemple du cirque est un bon exemple. Si ‪demain vous n'avez plus de cirque, comment justifier la détention d'un animal personnel quel qu'il soit. Sa détention sera toujours analysée comme un avilissement du monde animal. Le chien, le chat, le cheval, et tous les animaux qu'on peut détenir chez soi, seront soumis au même traitement, tout comme les zoos! C'est d’ailleurs l'aboutissement idéologique que recherchent ces nouveaux gourous des temps modernes. Culpabiliser les gens sur leurs pratiques alimentaires ou sociales, leur faire voir la mort qui rend mal à l'aise, et enfoncer le clou en ramenant tout cela sur les principes écologiques d'un nouvel ordre mondial, voilà la stratégie minoritaire qui tente de s'imposer à chacun d'entre nous.

Et ça n'arrête jamais! Quand ce n'est pas FNE qui rabâche sur les ondes le poids de carbone que demande la production d'un kilo de bœuf ou d'un œuf de poule pour nous expliquer qu'il faut devenir "végan" pour sauver la planète, c'est Sea Shepherd France qui offre 10 000€ pour avoir des informations sur la mort d'un phoque sur la plage du Touquet! Mais on va où nom d’un chien ?! On met du fric sur la table pour trouver un serial killer de phoque, mais quand un violeur ou un tueur en série agit autour de nous, ces gens-là ne sortent pas un rond! Je vous le redis toute cette idéologie qui tend à vouloir couper l’homme de son milieu est une détestation de l’humain. Défendre les phoques c'est bien, mais que faisons-nous des hommes? C'est vrai que c'est à la mode au cœur d'un dîner de bobos d'annoncer qu'on se bat pour la sauvegarde des poules, des pigeons, des lapins, des taupes ou de n'importe quoi, du moment que la cause soit issue du monde animal et que l'animal soit joli, car bien sûr pour le rat d'égout, les poux et les cafards, il y a beaucoup moins de vocations!

 

Nous sommes d'ailleurs de plus en plus nombreux à valoir moins qu'un phoque, qu'un loup, qu'un ours, qu'un cerf ou disons-le qu'un animal en général! Et au milieu de tout cela, que font nos politiques? Pour beaucoup trop d'entre eux, ils subissent, ils courbent l'échine, ils réfléchissent à leur prochain mandat, ils annulent les manifestations cynégétiques ou animales à tour de bras, ils interdissent les cirques dans leurs villes, bref ils contribuent du mieux qu'ils le peuvent au dérèglement de notre société! Tout le monde se barre devant le lobby des culpabilités et des peurs humaines, et surtout beaucoup de nos élus préfèrent oublier leurs convictions pour durer sur la longueur. C'est pour la sauvegarde des caméléons qu'ils devraient se battre, ils en connaissent un rayon!​

Bien sûr, c’est la révolution technologique des réseaux sociaux qui a donné ces moyens inespérés à cette bande de fous. A l'évidence la tyrannie des images et des sons a balayé celles des idées et des paroles. Brassens avait chanté en son temps : " Au village sans prétention, j'ai mauvaise réputation! ". Tout a bien changé, et nul besoin de passer au café des commères pour détruire les réputations. Une bonne image choc et détournée fera le travail bien mieux que la déesse aux cents bouches.

En ce qui nous concerne c'est très clair, le statut de chasseur devient aujourd'hui un argument d'exclusion régulier, comme la religion ou la couleur de la peau. C’est du racisme anti-chasse et anti-chasseurs : la "cynégétophobie". J'en veux pour preuve les innombrables insultes et menaces à mon égard qui s'accumulent sur les réseaux sociaux, et entrent de plus en plus souvent sans timbre dans la boîte aux lettres de ma maison. Si on m'avait dit un jour qu'on en arriverait là…

 

Bien sûr nous sommes nombreux, organisés et mus par le positivisme de notre magnifique culture, mais la pression augmente chaque jour un peu plus. Pression d'entrave à la chasse dans l'Oise, mais dans bien d'autres endroits en France, et sur tous nos modes de chasse. Pression sur les plus jeunes, quand nos enfants n'osent plus dire en classe que leurs parents sont chasseurs, aux vues des commentaires de certains enseignants et de l'humiliation qui suit dans la cour de l'école. Enfin, pression en général d'une société qui se veut de plus en plus unique dans sa façon de penser et d'agir, rejetant les différences dans la haine et la violence. C'est bien ce monde-là que nous avons laissé se construire depuis plusieurs décennies, dans l'indifférence de nos rangs qui n'ont pas compris ce qui se passait!

Briser les jeunes vocations et la filiation.

Le monde rural a sûrement eu le tort de se cacher un peu trop, mais aussi de ne pas avoir su structurer sa doctrine de vie, comme on transmet un héritage précieux qui ne doit jamais disparaître. Chez les ruraux, pas de haine, pas de détestation, pas de volonté prosélyte d’imposer sa manière de vivre ! Et c'est bien là toute la différence avec les haineux et les rageux de tous bords! Quand je voyais il y a quelques semaines cette gamine de 4 ans sur le net, qui faisait l'apologie du véganisme, en répétant mots pour mots la doctrine parentale sans la comprendre, mais avec une conviction larmoyante qui a dû demander beaucoup de travail, je me dis que chaque œuvre d'endoctrinement de la jeune génération devrait être lourdement sanctionnée. Il n'y pas de différence entre un enfant qui tient sa kalachnikov du haut de ses 8 ans, et cette gosse qui angoisse les consciences des plus fragiles d'entre nous en expliquant qu'on mange la cuisse de Bambi le jour de noël. C'est le même travail de destruction de la personnalité des enfants, mais pour les antis tout, la fin ne doit reculer devant aucun moyen.

 

A titre personnel, j'ai laissé le choix à mes enfants, et je ne leur ai jamais imposé la chasse comme une partie fondamentale de leur éducation. Mes trois fils ont eu le choix de leur passion, tout en ayant tous goûtés à la mienne bien sûr, mais sans doctrine et sans contrainte psychologique. Pour ma part, J'ai fait le choix de la ruralité dans mes plus jeunes années, comme on fait un choix de vie, mais on ne m'a rien imposé. Aussi loin que je me rappelle, la chasse et la ruralité sont les deux principes qui ont façonnés ma personnalité et mon existence. La nature, je l'ai découverte avec les gamins de mon âge, au sein même de mon village. Les arcs, les frondes, les pièges, les filets... Voilà comment je me suis forgé seul mon approche humaine de la nature. Et la passion est venue, comme quand on rencontre son premier amour de jeunesse et que l’on n’oubliera jamais. Je me souviens de ces veilles d'ouverture, où à l'âge de 6 ou 7 ans je ne trouvais déjà plus le sommeil. Je me souviens de ces parties de pêche dans le marais audomarois qui finissaient par la dégustation de nos poissons! Je me souviens de nos chasses aux grives et merles quand nous longions les haies d'aubépine pendant des heures avec frondes et arc à l'épaule. Je me souviens de ma fierté de porter le gibier que mon grand-père avait tué à l'arrêt de son légendaire chien " Diane", et dont la sangle de la vieille gibecière de chez Manufrance m'entaillait l'épaule, mais que je n'aurais jamais posée, même pour tout l'or du monde! Je me souviens de ces après midi d'été ou tout le village retenait son souffle en attendant le retour des pigeons voyageurs de nos « coulonneux (1)». Enfin je me souviens de mon grand père qui posait les armes de ses coqs de combats, et de l'ambiance et de la passion qui régnaient dans ces gallodromes chargés d'histoire et de traditions!

J'en ai tellement de ces souvenirs pleins d'émotions au fond de ma tête, et je sais que ce sont ces expériences qui ont lentement dessinées ma personnalité, mon ADN et l'ensemble de mes choix de vie. Comment pouvoir alors imaginer revenir en arrière? Je ne le pourrai pas, je ne le supporterai pas! C'est sûrement pour cela aussi que j'ai voulu entrer en politique en prenant ce poste de président national, car je n'aurais pas supporté que la chasse se meure par laxisme ou par immobilisme. Mais en dehors de notre volonté, plane sur nous aujourd'hui l'ombre noire politique et sa démesure doctrinaire, que certains partis incarnent parfaitement chez nous, mais aussi dans d'autres pays européens. Il y a quelques semaines, la Pologne a vécu un épisode dramatique pour la chasse et la ruralité. Une coalition politique avec les écologistes a vu les clés de la chasse comme celles de l'écologie être remise dans les mains d'une minorité dangereuse qui n'en demandait pas tant! Les décisions commencent à tomber et elles seront plus violentes les unes que les autres. Toutes les pratiques d'entraînement sur gibier ont été supprimées. Au nom des supposés souffrances gratuites, du stress et du dérangement, on ne peut plus s'entraîner à la chasse. Finis les fields et les concours avec les chiens. Ils ont également interdit à tous les mineurs de pratiquer ou d'accompagner la chasse, s'assurant de briser les jeunes vocations et la filiation. Et la dernière proposition qui s'annonce, devrait être l'interdiction de chasser à moins de 500 mètres des routes et des habitions! La chasse se définit aujourd'hui en Pologne comme quelque chose en sursis, à l'image des bouilleurs de cru!

Impossible chez nous me dites-vous? Et bien si nous n’y prenons pas garde, si nous n’assumons pas notre rôle de premiers défenseurs d’un ordre sain des choses, si nous ne sommes pas soudés et solidaires, c'est possible de voir de telles choses arriver en France dans les années qui viennent.

 

La force minoritaire de quelques politiques sans racines et sans âmes arrivant à imposer une action générale, par le simple jeu des accords politiques contre nature, ça peut arriver! Ne détournons pas notre regard de cet holocauste idéologique des temps modernes, et imaginons la probabilité que cela se produise chez nous. Les années électives qui viendront ne seront plus jamais anodines pour les ruraux, et vous aurez à faire perpétuellement un choix entre votre ADN de vie et vos clivages politiques plus personnels.

 

Rien n'est perdu, mais ne faisons par l'erreur de ne pas regarder dans les yeux les gens qui veulent nous détruire. Seuls nous sommes faibles, mais unis sur le dénominateur commun de notre chère ruralité, nous sommes invincibles. Et n'oublions pas non plus nos soutiens politiques qui sont encore nombreux et pas des moindres, et qui assument leurs choix sociétaux contre vents et marées! Une qualité rare de nos jours...

Et puis trop c'est trop! Faire chier les gens tous les jours sur ce qu'ils mangent, sur ce qu'ils pensent, sur ce qu'ils font, finira par produire un effet inverse qui remettra la valeur de chaque chose à sa place. Mais en attendant la fin de l'inquisition écologique et celle du règne de la terreur, assumons nous tels que nous sommes, développons collectivement une stratégie offensive, et surtout ne lâchons plus rien sur nos identités et nos valeurs!

 

Source: www.fdc62.com

 

Note 1: "coulonneux", picard: éleveur de pigeons voyageurs = colombophile.


02/09/2018
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Histoire de sang...

Voici une photo qui, en son temps, a suscité bien des réactions lors de sa publication sur un site bien connu consacré aux grives et à leurs chasses. L'auteur: moi-même.

 

Nature morte quine 1 (Copier).jpg

J'avais été ému à la fois par l'harmonie des couleurs: rousseur des plumes sous-alaires et rouge vermeil d'un sang pas encore figé, lien ultime entre la vie et le corps de cette grive mauvis qui n’est, déjà, plus que matière, comme le bois des planches du poste…. 
C'est le sentiment que j'ai éprouvé lors de la prise de la photo.
Une personne du site en question a bien ressenti cette émotion et il a su lui donner un nom: "Rouge Passion"...

Les réactions des membres ont été très tranchées. En résumé, pour certains:

- Photo de mauvais goût...

- Cela n'apporte rien à une photo de tableau de chasse...

- Il vaut mieux éviter la vue du sang pour ménager les âmes sensibles...

Pour d'autres, au contraire:

- Cela ne me gêne pas de voir des photos avec du sang car j'assume totalement ma passion qui est la chasse. - Nous sommes chasseurs et l'acte de tuer du gibier engendre (ou pas) la présence de sang sur celui-ci. Le fait de le camoufler ou de l'atténuer aux yeux des non chasseurs, écologistes ou personnes sensibles, est pour moi une pure hérésie.

- ...il faut se rendre à l'évidence, si le sang vous dérange, arrêtez de poster des photos d'animaux morts !

- ...il est évident que le sang fait partie de notre passion...

- ...donc si je suis toujours vos principes, pas de photos avec des tableaux importants, pas de photos avec du sang.......et bientôt plus de photos d'armes.

- ...Belle photo d'une aile rousse avec quelques gouttes de sang , ça ne me dérange pas. On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs. Quand on tue un animal il y a du sang, c'est comme ça , c'est la réalité. Tant qu'il n'y a pas une mare de sang ou un animal amoché par le coup de fusil ça va...

 

Un ami, membre de ce blog, a trouvé une solution pour mettre un terme à la polémique: 

 

La grive sans sang!!!

 

Nature morte quine 2 (Copier).jpg

 

- "Etant l'auteur de la photo retouchée sans le sang, et ce sans l'avis du propriétaire de l'image, qu'il m'en excuse mais je sais qu'il ne m'en tient pas rigueur, j'avais simplement voulu montrer qu'au point de vue artistique on pouvait faire d'une très belle photo, une très ordinaire.
Le but recherché n'était absolument pas de créer une polémique sur la vue du sang maculant du gibier, nous savons tous ici que le sang fait partie intégrante de notre action.
Il est certain que sur un site accessible par le plus grand nombre ,ce genre d'image peut choquer quelques âmes sensibles; mais les personnes faisant état de sensiblerie sont-elles obligées de venir visiter un site dédié à la chasse ?
Dans ce cadre, et pour rester dans ce sujet spécifique, la vue du sang sur une photo ayant rapport avec la chasse ne me dérange absolument pas dans la mesure où l'image ne montre pas du sang pour ne voir que le sang.
Rappelez-vous les images des bébés phoques exécutés sur la banquise, le rouge vif (et vivant) coulait sur la fourrure et la neige blanche immaculées.
Ces images étaient insoutenables, certes, nous sommes très loin de ce spectacle.
Le chasseur de grives ne fait pas de l'exhibition, c'est un chasseur traditionnel, uniquement !"

 

Troisième et dernière photo, pour ne fâcher vraiment, vraiment personne:

 

Sans sang et sans grive !!!

 

Nature morte quine 3 (Copier).jpg 

 

Pour terminer, à méditer cette analyse très pertinente:

 

"La symbolique du sang, associée à des traditions bibliques ou rituelles, repose sur l’ambivalence des images qui lui sont associées. Du sang symbole de vie au sang symbole d’épouvante, en passant par le sang “thérapeutique”, ce liquide a été affublé de vertus comme de propriétés maléfiques au cours de l’histoire."

 

Et vous, qu'en pensez vous ?

 

RG


06/02/2018
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Le chasseur et la mort.

Les passages ci-dessous sont extraits du livre "Le chasseur et la mort".

Il rassemble les interventions de diverses personnalités réunies par le Conseil International de la Chasse (CIC), à l'occasion du symposium européen "La chasse, une exception culturelle dans la vision contemporaine de la mort" tenu à Rambouillet, le 23 septembre 2004. 

Thématique: le face-à-face du chasseur avec la mort de l'animal.

Livre intéressant, mais, parfois, totalement hors sujet...

Quelques passages intéressants, toutefois.

RG

 

Mais ceux qui condamnent l'hypocrisie médiatique s'écoutent-ils parler ? La langue des chasseurs est aussi variée que leur gastronomie. Qui dit que l'on tue à la chasse ? Le chasseur "poursuit", "prend", "prélève"... il "force", "sert", "frappe", "tire", il ne "tue" jamais ! Ces verbes de substitution ne seraient-ils que des mots de passe entre chasseurs ? Une manière pour eux de se reconnaître ? Les étrangers disent que le chasseur "tue", le chasseur jamais.

François d'Orcival

 

... Car la nature n'est pas douce et bonne. Elle est cruelle et sans pitié - ce qui échappe à ceux qui la connaissent à travers les dessins animés ou les bandes dessinées. Le loup tue l'agneau, le renard tue le lapin, la buse tue la perdrix, la perdrix mange les insectes, les insectes mangent les feuilles, les feuilles se nourrissent de la sève puisée dans l'humus en décomposition... Dans la nature, la vie triomphante et la mort terrible sont indissolublement liées.

Philippe Dulac

 

... si la mélancolie est le couronnement de l'immémoriale dramaturgie de la chasse, pourquoi continuer à obéir à notre instinct de prédateur ? Sans doute parce que la chasse, comme l'amour, ne se raisonne pas. Ce formidable concentré d'émotions est par-delà le bien et le mal, par delà la rationnalité et la compassion. De même qu'Eros et Thanatos cheminent botte à botte, de même la mort est inséparable de la chasse.

Bruno de Cessole

 



 

 

 

 

 

 

Le livre: Le chasseur et la mort, éditions de La Table Ronde 


24/11/2016
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Pensées diverses et citations....

"Ils ne savent pas que ce n'est que la chasse, et non la prise qu"ils recherchent"

 [Blaise Pascal, "Pensées: divertissement."]

 

"Les passions sont les vents qui enflent les voiles du navire; elles le submergent quelquefois, mais sans elles ils ne pourraient voguer"

 [Voltaire, "Zadig ou la destinée"]

 

"Le monde n'est pas obligé d'être parfait, mais il nous appartient de lui trouver un sens qui nous aidera à accéder à une part de bonheur."

[Yasmina. Khadra, "Dieu n'habite pas La Havane"]

 

"Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi ceux qui veulent faire la même chose, ceux qui veulent le contraire et l'immense majorité de ceux qui ne veulent rien faire"

 [Voltaire]

 

"La chasse est de tous les sports, le plus cynégétique. C'est même le seul qui le soit vraiment"

[Alexandre Vialatte]

 

"On ne ment jamais tant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse."
[ Georges Clemenceau, "Discours" ]

"Je me demande quel homme j'aurais été si je n'avais, dès mon enfance connu la chasse. Différent, c'est probable. Moins humain, c'est certain".

   [ Paul Vialar ]

 

"La chasse vient de nos traditions populaires, elle doit avoir ses règles, son éthique, elle doit faire en sorte de protéger les espaces et les espèces." 

 [Jean-Pierre Raffarin]

 

 

"A mes yeux, la chasse n’est pas un sport. C’est un rituel nécessaire où chacun, prédateur ou proie, joue la partition que lui impose sa nature. Avec l’enfantement, la mort et les semailles, je crois que la chasse, si elle est vécue dans les règles, est le dernier rite primordial à échapper partiellement aux défigurations et manipulations mortelles de la modernité."

[Dominique Venner, "Entretien sur la chasse, Eurosynergies"]

 

A suivre...


27/10/2016
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"L’HOMME ET LES ANIMAUX: VERS UN CONFLIT DE CIVILISATIONS ?".

 Dans la foulée de la manifestation du 1er octobre 2016 à Mont-de-Marsan pour la défense des traditions du Sud-Ouest, s'est tenu au Sénat, le mardi 4 octobre 2016, le colloque "L'Homme et les animaux: vers un conflit de civilisations ?".

Ce colloque est important dans la mesure où il a contribué à rapprocher les représentants et les professionnels de l'élevage et du cirque classique ainsi que les pratiquants des chasses traditionnelles et des tauromachies.

Face aux attaques systématiques de nos pratiques, usages et traditions par les "auto-proclamés défenseurs de la cause animale", face au noyautage des médias par les végétariens, végans et autres "protecteurs" et "écolos-activistes", une telle initiative était plus que nécessaire.

Les communications des divers intervenants (sociologues, ethnologues, anthropologues, philosophes, juristes et psychiatres) ont permis de remettre les "pendules à l'heure" si je puis me le permettre.

Aussi, les conclusions du colloque qui suivent nous concernent elles directement, nous chasseurs de grives traditionnels.

Souvenons nous que "Nul n'est une île..."

... Nous sommes bien payés pour le savoir (projet amendement L. Abeille)...

 

-<>-

 

 

 

Conclusions du colloque tenu au Sénat le mardi 4 octobre, organisé par l'Observatoire National des Cultures Taurines avec le concours de l'Union des Villes Taurines de France, texte préparé par le sénateur des Landes Jean Louis Carrère : 

 

"À l’occasion de ce colloque, des choses fondamentales ont été dites que nous pourrions brièvement résumer ainsi:

 

Depuis un demi siècle, une idéologie nouvelle connue comme l’écologie profonde et qui a donné naissance au mouvement végan, a entrepris de modifier le rapport de l’Homme aux animaux, tel que les religions, l’humanisme et le droit l’avaient établi depuis les débuts de notre histoire.

 

 

Sous la pression des mouvements animalistes, le Code civil a été amendé le 28 janvier 2015 pour y introduire les animaux en tant qu’« êtres vivants doués de sensibilité ». Le danger est réel, car malgré son apparence laconique et anodine, l’amendement soulève de nombreuses interrogations, sur sa portée juridique réelle et ses possibles conséquences, sur les méthodes et les objectifs des mouvements animalistes, sur la perception et les réactions des milieux concernés, agricoles notamment, ainsi – et là n’est pas le moindre motif d’inquiétude – que sur le devenir de l’idéal humaniste.

 

 

L’Animal est à la mode, et à l’Animal-objet, l’animalisme contemporain oppose l’Animal-personne. Les causes de cette vogue sont bien connues: sentiment de culpabilité face à certaines conditions d’élevage et d’abattage de certains animaux de boucherie, exigées par le productivisme contemporain; urbanisation et perte de tout contact avec les bêtes sauvages ou domestiques; oubli de la lutte ancestrale contre les espèces nuisibles; disparition quasi-totale de toutes les formes de travail animal mais aussi de rites, de jeux, ou de relations symboliques avec les animaux, etc. Il en découle une nouvelle figure éthico-politique, l’Animal, nouvelle incarnation du Prolétaire, et une nouvelle utopie, l’animalisme, selon laquelle rien ne différencie moralement les hommes des autres animaux. Mais l’Animal n’existe pas. C’est une invention de l’animalisme. Ce qui existe ce sont des millions d’espèces vivantes avec qui nous avons des relations différenciées.

 

 

La vision humaniste distingue, comme le veut la sagesse du Droit français, les obligations que nous avons vis-à-vis des animaux de compagnie (ne pas rompre le contrat affectif qui nous lie à eux), celles que nous avons vis-à-vis des animaux de rente (leur assurer des conditions de vie et de mort conformes aux exigences de leur espèce), et celles que nous avons vis-à-vis des espèces sauvages (assurer l’équilibre des espèces et défendre la biodiversité). Et elle est respectueuse de toutes ces histoires millénaires entrelacées des hommes et des animaux. À l’opposé, le phénomène de globalisation qui tend à l’uniformisation des cultures favorise le développement de la « pensée unique » dont l’animalisme est aujourd’hui le syndrome le plus inquiétant. Comment s’étonner dés lors qu’émergent en contrepartie de fortes résistances émanant de « minorités culturelles » engendrées par les phénomènes migratoires, le brassage ethnique et l’éclatement  de la cohésion sociale (milieu urbain versus milieu rural), lesquelles réclament, comme il a été dit ici, le droit naturel et inaliénable de perpétuer leurs cultures et de les transmettre à leurs enfants.

 

 

Déjà, au début du siècle dernier, des sociologues nord américains  ont analysé ces situations de ruptures sociétales en développant le concept de «conflits de cultures», largement repris par la suite dans la littérature criminologique en vue d’expliquer les infractions dites « culturelles » commises par les populations étrangères. Il incombait au droit de contribuer à la régulation de ces conflits en instituant des dispositions destinées à assurer la  protection des « minorités culturelles », gage de cohésion sociale. C’est dans ce but que se sont multipliées, dans l’ordre interne et international, les dispositions normatives ayant pour objet de lutter contre les discriminations de toutes sortes, notamment culturelles. Ainsi s’est constitué, au fil du temps un corpus juridique, largement développé dans le cadre européen tendant à préserver une « communauté de culture », à la fois respectueuse du principe d’égalité et soucieuse de préserver la diversité. La protection juridique des « minorités culturelles » constitue ainsi un instrument au service du « vivre ensemble », contre les tentatives de domination idéologique, génératrices de tant d’oppressions. C’est ce danger de rupture entre des populations attachées aux valeurs de l’humanisme et celles qui prétendent lui substituer l’idéologie animaliste, que les intervenants de ce colloque sont venus dire ici.

 

 

La liberté d’expression étant un droit constitutionnel indiscutable, on ne saurait contester à quiconque celui de proposer une évolution de la législation sur la question animale, à partir de l’adoption en 2015 de l'amendement Glavany. En revanche, une humanisation excessive de l’animal qui aurait pour effet de porter atteinte à d’autres libertés fondamentales appelle une réponse de la part de l’immense majorité des citoyens qui place les droits universels de l’homme au-dessus de ceux que certains sont tentés de concéder aux animaux. Et pour éviter ce conflit de civilisation extrêmement clivant qui accentuerait l’éloignement de la société urbaine de ses racines rurales, entraînerait des dommages incalculables pour l’économie et la diversité culturelle, favoriserait l’appauvrissement de la biodiversité et bouleverserait le quotidien de tous les citoyens français, la seule option de bon sens consiste à conforter la culture dans son rôle de variable d'ajustement, tel que le prévoient les lois républicaines et les traités européens.

 

 

Il est désormais évident, au regard de ce colloque, que l’État ne peut plus fermer les yeux sur la montée en puissance d’une idéologie qui bat en brèche les valeurs humanistes et menace les fondements de notre société. Je demanderai donc, avec de nombreux autres sénateurs, qu’une commission d’enquête parlementaire soit mise en place pour étudier la réalité de ce phénomène inquiétant dont les ramifications et le financement s’étendent dans le monde entier. Pays des Droits de l’Homme, la France ne doit pas permettre que ceux-ci soient plus longtemps bafoués".

 

Texte publié avec l'aimable autorisation de M. H. Bousquet (LO TAURE ROGE).

Source:

http://lotaureroge.canalblog.com/archives/2016/10/06/34406442.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=lotaureroge


07/10/2016
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