Des grives aux merles

Des grives aux merles

Les chasses traditionnelles des grives et des merles.


Repasse, février 2018.

20 février 2018, dernière matinée de chasse.

Cette année, la "repasse" tant espérée a été médiocre et le mot est faible.

Voici les dernières images d'un lieu cher à notre cœur.

Les "tableaux" n'y sont pas exceptionnels, mais ce qui fait le charme de cet endroit c'est l'atmosphère qui y règne, des tirs souvent difficiles, voire parfois impossibles, du fait d'une végétation à laquelle il ne nous est pas possible de toucher.

Quoiqu'il en soit, c'est notre petit paradis secret et les "scores" importent peu...

Quelques photos en guise d'illustration: 

 

- Le chemin qui conduit au "paradis". Voiture au parking, le reste se fait à pied avec tout le matériel (le paradis ça se mérite !!!):

 

Le chemin d'accès au poste (Copier).jpg

 

 

- L'arche de lierre (on y est presque...) :

L'arche de lierre (Copier).jpg

 

 

- Le poste, fusils, sac à dos, thermos (important le thermos !!!) et batterie d'appelants "light":

 

Le poste fusils sac à dos et appelants. (Copier).JPG

 

 

- Une partie des arbres de pose gainés de lierre: 

 

Les arbres de pose (Copier).jpg

 

 

... en contre-bas, c'est un fouillis végétal:

 

En contrebas un fouillis végétal... (Copier).JPG

 

 

-Avec ce tapis de lierre, il faut bien repérer les points de chute:

 

Un tapis de lierre... (Copier).JPG

 

- Petit tableau, bien mérité:

 

Le résultat sur 2 jours (Copier).JPG

 

Voilà, la saison est terminée, nous quittons les lieux avec regret.

Quelques mois de patience, de préparation, d'aménagements et d'entretien et la magie pourra reprendre son cours.

 

25 février 2018

RG


25/02/2018
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Matinée de chasse au poste à feu dans le Vaucluse.

26 octobre 2017, quelque part dans le Vaucluse...

7 h 15, nous arrivons juste au jour naissant.

Lever de soleil.jpg

 

 

A la lueur de sa lampe frontale, Joël accroche ses ramageuses, chacune dans une cage anti-rapaces.  

(Bon, OK, je sais, la photo n'est pas fameuse, mais sans appui, c'est pas facile!)

Acrochage des cages.jpg

 

Le site est incroyable, le poste est planté au bord d'un fossé à sec, dans une plaine désertique. Derrière, une vaste étendue, sans aucune culture, devant des vignes -mères, quelques haies de cyprès, le tout cerné au loin par des champs de pommiers et un "harmas" d'aubépines.

Quant aux arbres de pose, on croit rêver: quelques aubépines taillées, de taille médiocre; de fortes branches de platanes fichées dans le sol et  solidement haubanées, le tout relié par des traversiers et des branches courbées de force.

Le sol, sous les arbres est soigneusement dégagé et cerné d'une clôture grillagée de 50 cm de haut environ.

Distances de tir: de 5 à 10-12 mètres environ. Ce qui implique l'utilisation d'armes de faible calibre (9 mm CF Mori et 12 mm).

Arbres de pose 2 bis.jpg

 

Arbres de pose 1.jpg

 

Arbres de pose 3.jpg

 

Un sol soigneusement dégagé.jpg

 

La caractéristique essentielle du poste, c'est sa meurtrière, je devrais plutôt dire sa large baie garnie d'une toile moustiquaire noire. Elle permet d'avoir une vue globale des arbres de pose. Bien évidemment, l'intérieur du poste est absolument noir et il est impératif de porter des vêtements très sombres de façon à voir sans être vu.

La grande meurtrière (extérieur).JPG

 

La grande meurtrière (interieur).JPG

  

 Parfois, au cours de la matinée, attirée par le chant des grives, une visiteuse inattendue s'installe sur une barre de pose, telle cette huppe fasciée...

Visiteuse 3.jpg

 

 

La matinée m'a parue bien courte.

Le chant ininterrompu des musiciennes et merles ramageurs, ponctué par le claquement sec des armes de petit calibre.

Et pour Joël, malgré tout, une "petite matinée" dont, soit dit en passant, je ferais bien mon ordinaire!!!

Le tableau.jpg

 

 

Très belle matinée, très instructive et grand merci à toi, Joël.

RG

 

  

 

 


28/10/2017
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Capture des grives à la glu - Année 2017, premiers essais.

Mardi 10 octobre 2017, lever du jour.

Ça y est: les verguettes ou vergans soigneusement enduits de glu sont disposés sur les traversiers et les cimeaux.

Les cages d'appelants sont accrochées aux supports et nous sommes tous les deux cachés  dans le poste, le cœur battant... C'est parti !...

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Respectivement 69 et 70 ans. Nous sommes de vrais débutants !!!

Mus par le désir de remonter aux sources de la chasse traditionnelle des grives au poste à feu, nous avions l'impérieuse obligation d'étoffer un peu notre batterie d'appelants en capturant nous mêmes nos propres oiseaux, à la manière des Anciens.

Je dis bien "nous", car mon épouse, passionnée de chasse à la grive, m'a soutenu et aidé dans tout mon parcours "initiatique". Cela méritait d'être dit.

 

Les pré-requis:

 Le choix de l'emplacement:

 "Les premiers "tourdres", on les tire sur la colline de P....... ", c'était l'information que m'avait donné mon ami Ludo alors qu'il me faisait faire la reconnaissance de mon nouveau territoire de chasse. Le plateau sommital de la colline de P....... est semi désertique, bordé au Sud par un maigre maquis de chênes nains et de chênes verts surplombant quelques vignes.

Bien sûr, il y existe ça et là, quelques pins plus élevés, qui, correctement aménagés pourraient faire l'affaire. Mais nous avons passé l'âge de grimper aux arbres et ce sera donc un petit bouquet de chênes un peu à l'écart des autres qui sera choisi et aménagé.

Le matériel :

- Une mallette pour le transport des verguettes et 2 boites de glu demi-dure marron , achats effectués l'année précédente à Brignolles (83).

- Un jeu de verguettes, longueur 48 cm. D'aucuns préconisent des tourillons de bois disponibles dans tous les magasins de bricolage. Pour ma part, tireur à l'arc, j'ai recyclé systématiquement les flèches en bois brisées près de la pointe, gracieusement fournies par mes "confrères". Qu'ils en soient remerciés (je les incite vivement à continuer à rater leurs cibles...). Ces flèches, débarrassées de leur encoche, des plumes de l'empennage ainsi que du vernis qui les recouvre (brûlage) font d'excellents vergans d'un diamètre de 8 mm environ et d'une rectitude parfaite.

- De l'essence F pour désengluer les oiseaux capturés, de la cendre de bois pour parfaire le désengluage ainsi qu'un jeu de chiffons pour les plumes et pour les mains !!! 

- Une bouteille d'eau et un compte-gouttes pour désaltérer les oiseaux trop stressés par leur capture.

- Ne disposant pas de petites cages pour y mettre les oiseaux capturés, et désireux d'alléger la charge à transporter, j'ai opté pour des boites de transport pour oiseaux en carton (ces boites sont ultra légères et peuvent être transportées pliées).

- Un sac à dos-siège pour transporter le matériel et le casse-croûte (à ne pas oublier, les émotions ça donne faim !!!).

- Enfin, une carabine à canons superposés Falco, calibre 410 et une poignée de cartouches 410/63. (En fait, j'utiliserai fort peu cette arme, l'intéret de la capture vivante l'emportant largement sur le tir).

¶ L'installation:

- Le poste: une bonne photo valant mieux qu'une longue description, voici notre poste, taillé dans un chêne vert aménagé et parfaitement intégré à l'environnement. 

 

Poste glu Piboulon exterieur (Copier).JPG Poste Piboulon interieur (Copier) (Copier).JPG
 

 

 - Traversiers et cimeaux: Il est utile de préciser que l'action se passe dans une commune des Bouches du Rhône. La législation qui y est en vigueur ne fixe aucune hauteur minima pour la pose des gluaux.

Après aménagement et taille des arbres de pose, voici l'installation terminée:

 

Piboulon vue générale de l'installation_crop (Copier).jpg

 

Elle comporte 3 cimeaux comportant chacun 3 vergans. Ces cimeaux (cimeù en provençal) peuvent être abaissés sur la barre horizontale sur fourches au premier-plan.

 

Les arbres de pose sont également pourvus de traversiers ou partègues  destinés à recevoir des verguettes en position plus ou moins horizontale. L'installation en comporte 7, totalisant une dizaine de gluaux. Détail ci-dessous:

 

Traversiers & vergans 1_crop (Copier).jpg

 

 

Vergans 2 (Copier).JPG

 

 

La technique:

Au départ, nous n'y connaissions pratiquement rien, sauf ce que nous avions pu entendre dire ici ou là.

Un livre nous a été très utile: l'Odyssée de la grive de J.P. Fiorentino. Informations complétées par le visionnage de vidéos sur Grives.net et sur Chasses-grives.fr

Le besoin, toutefois, de voir "physiquement", de manipuler, de poser des questions, de confronter des expériences et des savoirs, de rencontrer des "spécialistes" de ce mode de chasse se faisait impérieusement ressentir. Heureusement, une association: l'ANDCTG  (Association Nationale de Défense des Chasses Traditionnelles à la Grive ) organisait une "journée glu" près d'Oraison (04). Après inscription, nous y sommes allés tous les deux. La journée a été très agréable, conviviale et instructive.

(Cf.  https://www.facebook.com/100009415475444/videos/1921678668155964/?id=100009415475444) .

Nous en sommes revenus avec plein de trucs, d'astuces et de bonnes idées à mettre en oeuvre. A ce propos je dois remercier E. Camoin président de l'ANDCTG et organisateur de ces "journées glu". Nous y retournerons...

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... Les appelants y vont de bon cœur ! Cette année, très beau passage, plusieurs grives se posent sur les arbustes, l'une d'elles se pose même sur le buisson qui sert de poste, à 1 mètre à peine au dessus de nous. Des "fausses poses" et puis, miracle, un tourdre (grive musicienne) se prend sur un des vergans. Je cours vite le décoller, j'en ai les mains qui tremblent, le cœur qui bat la chamade, la première prise ! Quel bonheur ! Essence F, chiffon, je sens son petit cœur qui bat, vite dans la boite !

... nous y reviendrons, connaissant des matinées d'insuccès, puis la prise d'un merle, de tourdres et de la première quine (grive siffleuse) et puis une autre quine encore ...

... sans oublier les mésanges bleues, roitelets et autres rouge-gorges qu'il faut soigneusement désengluer et nettoyer avant de les relâcher !

 

Bon, pour cette première année, les résultats ne sont pas exceptionnels: 3 tourdres, 1 merle et 2 quines capturés; mais j'ai beaucoup appris: le positionnement des appelants, l'inclinaison à donner aux traversiers et aux vergans, éviter les partègues trop près du sol, la création de lucarnes dans le feuillage, etc...

Alors, malgré la disparition de notre installation courant 2018, pour cause de construction d'une centrale photo-voltaïque En pleurs, je sais que la prochaine saison sera meilleure, j'ai déjà un emplacement possible, nous allons l'aménager et mettre à profit les connaissances acquises.

Certes, j'aurai 71 ans, enfin 17 si on inverse l'ordre et tous les espoirs sont permis !!!

 

RG

 

 Le premier tourdre pris:

Piboulon tourdre pris 2 (Copier).jpg 
 

 

 

... et la 1ère quine capturée:

Quine capturée (Copier).JPG


09/01/2018
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Once upon a time in the wild, wild 13...

18 Octobre 2017,

Il est un poste cerné d'aubépines bien chargées de baies rouges.

Quelque part dans les Bouches du Rhône...

A l'arrivée, il fait encore nuit.

Les cages d'appelants sont rapidement disposées sur les supports prévus à cet effet.

Déjà le jour se lève, ça ramage à tout va et ça ne cessera plus jusqu'au départ.

Les oiseaux, hélas n'étaient pas en nombre au rendez-vous.

Petite matinée, donc, mais toutefois bien agréable, passée avec des gens dont j'apprécie particulièrement la compagnie.

Et c'est bien là l'essentiel!

RG 

 

 


24/10/2017
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La chasse des grives et des merles à l'affût en Haute Corse.

Les 3 photos ainsi que les commentaires ci-dessous m'ont été aimablement communiqués par un membre de ce blog (Kakouille).

Je dois dire que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire son récit, regarder ses photos et imaginer l'atmosphère de ce mode de chasse. Car, vraiment, à la chasse, ce qui importe le plus, ce sont bien les sentiments que l'on éprouve et les sensations que l'on ressent. Qu'il en soit vivement remercié. 

Je lui laisse maintenant la parole.

RG

 

"...C'est une chasse aux lierres, en un lieu difficile d'accès, connu de quelques initiés, situé en Haute Corse (entre Chisa, Ventiseri et Travu).

...L'étroit chemin originel n'est pas entretenu, et c'est bien comme çà!

On peut même, en cherchant bien, y trouver un vieux pommier et quelques fruits à partir de mi-septembre...

La période la plus favorable est celle où le froid est présent et concentre les oiseaux qui viennent s'alimenter le matin et aussi un peu le soir.

Le mois de février est le plus propice, mais fin décembre et janvier, si les températures sont basses, on peut faire quelques beaux prélèvements...

Le biotope est très humide, du fait de la présence d'eau et du peu de lumière du soleil...

C'est une petite vallée encaissée où coule un ruisseau surplombé par une forêt de chênes, de hêtres et d'arbousiers. Beaucoup d'arbres couchés, de branchages et de ronces. Un gué impossible à franchir sans bottes, au risque de passer la matinée avec les pieds mouillés!!!

Ici pas de poste, le chasseur se dissimule contre le tronc d'un arbre. Pas d'appeaux non plus.

L'armement: calibre 20 semi-auto, cartouches Rio ou BP en plomb de 7,5. Quand les oiseaux sont dans les lierres en haut de la canopée, j'utilise le calibre 16, cartouches SAGA, plomb de 8.

Je suis obligé d'avoir des plombs de cette taille, car avec une taille plus petite, je blesse beaucoup , la taille parfaite étant le numéro 8 que je trouve peu en cal. 20.

 

J'ai peaufiné cette méthode au fur et à mesure des années.Dans les années fastes de grand froid, j'y allais avec la 14 mm !!

En une matinée entre 06 h 00 et 11 h 30, je peux prélever entre 5 à 20 turdidés.

Parfois, le tableau est agrémenté d'un ou plusieurs Geais des Chênes et de quelques  pigeons (assez rare).

C'est une chasse passionnante, car difficile mais pleine de sensations, où le score importe peu...

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... En Corse comme ailleurs, maintenant, la pratique est le tir au vol à la passée du matin et surtout du soir, avec chien pour la récupération. Cette chasse là n'est pas traditionnelle de l'île.

Avant, c'est surtout le tir au posé que pratiquaient nos anciens. J'essaie, modestement, de préserver ce mode de chasse. 

Je rencontre beaucoup de quinquagénaires et surtout d'anciens (60 ans et plus), mais, honnêtement, je rencontre peu de jeunes.

 

 

Kakouille 1 retouchée (Copier).jpg     Kakouille 2 retouchée (Copier).jpg

Kakouille 3 retouchée (Copier).jpg

 

 

 

 


22/04/2018
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