Des grives aux merles

Des grives aux merles

Armes, munitions et équipements.


Cages d'autrefois et d'aujourd'hui.

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C'est ça le net! On fait des recherches sur une thématique donnée et on tombe, par pur hasard, sur une image ou un texte inédits qui vont devenir le point de départ d'un nouvel article.

La gravure ci-dessus est l'oeuvre du peintre et dessinateur italien Oscar Saccorotti (1898-1986).

Le soin du détail, la précision du trait m'ont "scotché" comme on dit et m'ont ramené des années en arrière, quand, jeune chasseur, j'allais au poste avec des cages similaires.

De simples cages de bois, plutôt exiguës ( modèle standard: 18 x 26 x 18), il faut bien le reconnaître, munies du même petit gobelet en terre vernissée. Quelques variantes, toutefois, au niveau de la mangeoire: tantôt fixe, tantôt à tiroir avant ou latéral, avec ou sans couvercle "anti-gaspi".

Un demi siècle plus tard, les choses ont bien changé. Le gobelet de terre cuite a fait place au pot de yaourt en verre puis est arrivée l'ère du plastique autorisant des cages plus spacieuses et plus légères, munies de 1 ou de 2 gobelets, avec toit amovible, pour le plus grand confort des oiseaux.

Les "traditionnalistes", partisans des cages en bois sont de moins en moins nombreux. Pour preuve les quantités de "gabi" en vente sur des sites tels "Le bon coin".

C'est un fait, la cage "plastique" a largement supplanté sa rivale en bois quand bien même cette dernière conserve toujours des fidèles, attachés justement à son caractère naturel et traditionnel.

Anciennes ou modernes, cet article est consacré à nos chères cages, accessoires indispensables du "cabanier" et du "postier".

 

- Cages d'autrefois:

 

En bois brut ou peintes; dessus toile ou à barreaux; portes coulissantes ou horizontales; gobelets de terre, de verre, voire de métal; mangeoires fixes, à tiroir ou pivotantes, ce ne sont que variations sur un même thème.

Au plaisir des yeux, donc.

 

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- Cages d'aujourd'hui:

Produites en Italie, essentiellement par la firme Beretti, les cages modernes se doivent d'être, aujourd'hui, en matière plastique.

Beaucoup plus spacieuses ( 25 x 30 x 25, voire même 25 x 37 x 25 pour les extensibles ), elles sont également plus "ergonomiques".

Les barreaux du fonds sont en acier inox et leur espacement est calculé pour faciliter l'évacuation des excréments.

Le barreau de pose, grâce à sa section elliptique est plus confortable pour les oiseaux. Les cages peuvent être munies de 2 abreuvoirs de taille "maxi", de protections de gobelets anti-pollution, de mangeoires coulissantes de grande capacité, d'un toit souple à l'intérieur et, éventuellement, d'un toit rigide amovible pour protéger les oiseaux des intempéries.

Une poignée rabattable fixée sur le dessus de la cage en facilite le transport.

Leur légèreté ainsi que l'emploi d'un matériau anti-bactérien au profil soigneusement étudié (suppression des angles vifs) pour éviter que les oiseaux ne se blessent font que ces cages emportent tous les suffrages.
Le prix, de l'ordre d'une douzaine d'euros, les rend très abordables.

 

cage beretti 1 (Copier).jpg  accessoires beretti (Copier).jpg  cage grives plastique TGM (Copier).jpg


 

 - Cages de demain ? :

 

Un fabricant, Italien lui aussi, commercialise des cages fabriquées artisanalement.

Elles comportent des éléments en matière plastique et d'autres en bois (barreaux).

Couleur: soit vertes, soit "mimétiques" (vert sombre et marron).

Dimensions: 25 x 30 x 25; mais aussi: 30 x 45 x 30.

Il est également possible de faire réaliser des cages sur mesure.

Autres particularités: gobelet extractible, mangeoire à tiroir en acier inox, 1 ou 2 barres de pose...

Enfin, il est possible de choisir l'écartement des barreaux: 2 cm; 1,2 cm; 0,8 cm (cages anti-rapaces).

 

La production de ce fabricant peut être consultée ici:  http://gabbiedacaccia.altervista.org/index.html

 

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15/06/2017
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Les carabines dites "de jardin".

1 - Introduction

 

Cette appellation recouvre les armes de petit calibre, à canon lisse, utilisées pour la destruction des "nuisibles": pies, rats, etc.. et, en ce qui nous concerne, à la chasse au poste des grives, merles, voire même des pigeons.

Souvent à un seul canon, fixe ou basculant, il en existe de nombreux modèles à 2 canons, superposés ou juxtaposés, qui sont de véritables petits fusils.

La documentation sur ce type d'armes est peu abondante et très dispersée car souvent délaissées par les "grands auteurs" cynégétiques ou par les spécialistes des armes de chasse.

En outre le terme "carabine" est inapproprié.

Une carabine, selon la définition qu'en donne le dictionnaire Larousse est "un fusil léger, souvent court, à canon ordinairement rayé, employé comme arme de guerre, de chasse ou de sport."

Les carabines dîtes "de jardin", si elles sont légères, n'étant pas "rayées", ne sont donc pas des carabines mais des fusils légers, de petit calibre. Ceci, quel que soit le nombre de canons: 1, 2 (juxtaposés ou superposés), y compris également les armes à chargeur ou semi-automatiques. 

Les Anglo-Saxons sont plus précis, à la chasse, une arme longue est soit un "rifle" (arme à canon rayé), soit un shotgun (fusil pour tirer de la grenaille.)

Le problème du sens du mot étant réglé, quelles armes range-t-on dans la catégorie des fusils légers de petit calibre ?

Et bien, toutes les armes dont le calibre est compris entre le 6 mm et le calibre 32, que l'arme soit mono-canon (à 1 ou plusieurs coups), juxtaposée ou superposée, basculante ou à verrou.

Les calibres existants sont (du plus petit au plus gros): le 6 mm et le 8 mm que l'on peut appeler "mini calibres" (récents et confidentiels en France), le très ancien 9 mm (type Flobert ou Mori), le 12 mm ou .410 des Anglo-Saxons (faussement dénommé calibre 36), le 14 mm ou calibre 32.

Cette modeste étude sera articulée de la façon suivante:

- Le calibre 32

- le .410

- le 9 mm

- les "mini calibres"

Et j'y ajouterai un chapitre dédié à un vénérable ancêtre: le fusil Gras transformé calibre 24.

 

A bientôt, donc. En attendant, visite de la Galerie des Armes: 

 

RG

 

  




 

2 - Le calibre 32

 

Egalement dénommé 14 mm, le 32 est le plus gros calibre parmi les carabines de jardin.

Le diamètre exact est: 13,36 mm (système anglo-saxon: 0.526 inch).

L'arme est aujourd'hui disponible dans un seul chambrage; 65 mm. Il existe, toutefois de très rares exemplaires chambrés en 70 mm, souvent des doubles juxtaposés, anciens, mais de belle qualité. Ce sont de véritables petits fusils. Hélas, les munitions en sont introuvables.

Portée utile de l'arme: entre 15 et 20 mètres.

Les carabines à verrou souffrent souvent d'un mauvais "chokage", certaines sont parfois très imprécises...

A signaler, toutefois, les carabines de marque Falco (juxtaposés ou superposés) dont la cannonerie est excellente.

Pour l'anecdote, dans les années 60, j'utilisais parfois une carabine à verrou Manufrance dans ce calibre. Les cartouches étaient chargées à la poudre noire (2,5 g de PN et 14 g de plomb).

Cette carabine crachait le plomb, la fumée et le feu dans un bruit assourdissant. Le résultat était... lamentable! et toute la faune ailée désertait les lieux.

N'ayant pas bénéficié des progrès en matière de munitions, le calibre 32 est aujourd'hui surclassé par les fusils et carabines "12 mm" modernes ou .410, chambrées "magnum" qui disposent d'une large gamme de chargements et sont capables d'expédier un grammage de plomb bien supérieur à celui de la 14 mm (19 à 20 g en 410 mag. contre environ 14 à 15 g).

Caractéristiques des cartouches: 

Longueur de la douille: 63 mm; longueur du culot: 8 mm; bourres: grasse ou à jupe; charge de poudre: 1,76 g; charge de plomb: 14 à 15 g; n° de plombs: 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10; sertissage: rond ou étoile.

Vitesse (en m/s): 380 à 390.

Pratiquement toutes les firmes européennes produisent des cartouches dans ce calibre.

Le prix oscille entre 4,80 €, 5,30 €, 5,60 € et jusqu'à 8,90 €, voire même 13,49 € (dans un décatruc...) les 10.

A noter: cartouches  "subsoniques" (par ex. Prévôt, Mary Arm). Chargement à balle également (balle Wonder, expansive, poids: 6,5g, (précision ? utilité ?). Le prix ? autour de 20 € les 10...

 

Ma conclusion pour ce calibre 32 ou 14 mm: en carabine de poste, il est avantageusement remplacé par le .410, beaucoup plus polyvalent. Par contre, un peu "vitaminé", dopé, ça ferait un magnifique petit fusil de chasse superposé ou juxtaposé. On peut toujours rêver...

Le rêve est parfois réalité, ci-dessous, un superbe juxtaposé stéphanois, en situation, marque Ploton-Barret, calibre 32, chambré 70 mm.

Son propriétaire actuel vit en Ecosse et l'utilise pour tirer au vol pigeons et corbeaux.
Ce doit être un fin tireur car il réalise des scores élevés avec des tirs compris entre 15 et 25 m, et ceci avec les cartouches classiques de 14 mm, soit environ 15 g de plomb !!!

 

RG

 

PB 32 b (Copier).jpg

 

 

 

 

3 - Calibre 36, 12 mm ou .410 ?

 

3-1 Mise au point:

 

Ces 3 appellations désignent un seul et même calibre (diamètre du canon au tonnerre).

- Calibre 36 fait référence à une méthode ancienne de calcul où le calibre est un nombre qui décroit avec l'augmentation du diamètre du canon. En d'autres termes, le calibre correspond au nombre de balles que l'on peut faire avec une livre de plomb. Ainsi, le calibre 12 est plus gros que le 20 et le calibre 36, plus petit que le 32.

Bien que très usitée aujourd'hui, l'appellation "calibre 36" est erronée (cf. "Remarque 2" en bas de paragraphe).

- Calibre 12 mm: c'est une appellation européenne très souvent couplée sur les boites de munitions avec l'appellation calibre 36.

En toute logique, les "12 mm" devraient présenter un canon de ce diamètre. Hélas, il n'en est rien. Le diamètre réel de ces armes n'est que de 10,41 mm (diamètre interne du canon au tonnerre). Il s'agit là d'une appellation très approximative.

 

Précision qui n'est pas sans importance: cal.36 ou cal.12 mm désignent, dans les faits, des armes dont la longueur de la chambre est de 50 mm seulement. Elles ne peuvent donc tirer que des cartouches de 50 mm de long.

 

- Calibre 410: désignation anglo-saxonne qui signifie 410 millièmes d'un pouce (inch).

Un pouce = 25,4 mm.

410 millièmes de pouce = (25,4 / 1000) x 410, soit 10,41 mm

C'est très exactement le diamètre de notre carabine de jardin.

L'appellation correcte des armes de ce calibre est donc bien "calibre 410" (.410 pour être exact).

 

Remarque 1: on trouve dans le commerce sous l'appellation "410", essentiellement 3 types de cartouches de longueur différente:

 50 mm (appellation 12 mm ou calibre 36).

 63 mm (appellation 410).

 76 mm (appellation magnum)

 

Remarque 2: l'appellation calibre 36 est erronée. 

Démonstration:

Calibre 36 signifie qu'à partir d'une livre anglaise de plomb (453,6 grammes) on pourrait fabriquer 36 balles rondes de 10,41 mm de diamètre.

Vérification avec la formule de calcul suivante, soit: 

 d = diamètre théorique.

 42,431 = coefficient multiplicateur.

 n = calibre nominal fixe (nombre de balles à la livre).

Pour le calibre nominal 36 on a:

d = (racine cubique de 1/36) x 42,431

Résultat, d = 12,85 mm.

Largement supérieur aux 10,41 mm de notre carabine .410

En fait, le calibre nominal d'une arme de 10,41 mm de diamètre devrait être calibre 67 ou 68 ...

 

Après cette mise au point, je n'emploierai désormais que l'appellation .410

 

3-2 Le calibre .410 :

 

C'est un calibre à la mode.

Au panthéon des armes de chasse, il prend place, désormais, aux cotés des calibres 12 et 20.

On pourrait le définir ainsi: petit, mais costaud!

C'est, à la chasse au poste à feu des grives et merles, un de mes calibres préférés.

Ses qualités ? Elles se résument en un mot: polyvalence !

En effet, les armes modernes de ce calibre peuvent tirer un très large éventail de munitions:

. Les cartouches courtes (50 mm), dites "calibre 12 mm". Avec une charge de 10 g de plomb, elles permettent le tir d'oiseaux posés, sans les abîmer, jusqu'à 15 mètres, environ.

. Au delà de 10 mètres, et jusqu'à 20 mètres, on peut utiliser des cartouches .410 de 63 mm de longueur. La charge de plombs est de 14 à 15 grammes.

. Enfin, la cartouche dite ".410 magnum", longueur 76 mm, avec sa charge de 19-20 grammes de plombs, autorise des tirs efficaces jusqu'à 25-30 mètres.

 

Pour résumer: 1 seule arme avec un très large éventail de munitions. 

 

Ces distances de tir ne sont données qu'à titre indicatif.

Pour la réussite des tirs au posé, de nombreux paramètres sont à prendre en compte.

. La qualité de la canonnerie et du chokage de l'arme (full choke de préférence).

. Les munitions: je privilégie le très petit plomb (n° 10 à 12) ainsi que les bourres à jupe et à godet. A éviter: les bourres en feutre pour les cartouches courtes (50 et 63 mm). Dans une chambre de 76 mm de long, ces bourres peuvent laisser passer des gaz brûlés qui viennent perturber la charge de plombs. 

En tout état de cause, il faut prendre en compte le fait que le calibre .410 est beaucoup plus sensible au type de bourre que n'importe quel autre calibre. Ceci en vertu du principe qui veut que la qualité des munitions est d'autant plus importante que le calibre est petit.

. Les conditions du tir : poses dégagées de tout obstacle ou au contraire végétation fournie, branches, feuilles, ronces qui "absorbent" une bonne partie d'une charge déjà faible. 

 

Ci-dessous, un panel de quelques cartouches commercialisées.

L'offre est sur-abondante et les prix parfois... très élevés!

 

Munitions .410 (Copier)_crop.jpg

 

 

 

 3-3 Le calibre .410, documentation et site internet :

 

En Français: rien!

Par contre beaucoup de documentation en langue anglaise.

D'abord, un excellent site:  http://www.fourten.org.uk/

Et 2 livres qui sont de vraies bibles consacrées au seul calibre .410:

 

AMERICAN & BRITISH SHOTGUNS de Ronald S. Gabriel,  

CLIMBING THE NORTH FACE OF THE .410 de Tim Woodhouse, 

 

RG


13/05/2016
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Eloge du fusil à un coup.

Le fusil à 1 coup n'est plus guère utilisé aujourd'hui à la chasse à l'avant, supplanté par les armes à 2 canons ou les semi-automatiques.

Au poste à feu, il reste toujours d'actualité. Il a nom: Simplex, Baïkal, voire encore un de ces vieux Gras, tel le fusil de Marquette, dans ce passage, extrait du livre « Souvenirs de chasse pour Christian ».

L'auteur, René Chambe (1889-1983), général, aviateur, écrivain, était aussi un grand chasseur.

Il fait ici l'éloge du fusil à 1 coup.

 

La scène se déroule en 1899-1900, le jeune René (l’auteur) présente les chasseurs de son village, Vaulx-Milieu, en Isère. Parmi eux, Marquette, passionné exclusivement par la chasse au gibier d’eau, à l’affût, la nuit.

 

RG

 

 

 

-       M’sieu Marquette, pourquoi qu’il a qu’un coup, votre fusil ?

Il était en effet possesseur d’un fusil à un seul canon, comme je n’en avais jamais vu ; tous les autres chasseurs se servaient de fusils à deux coups. Il se l’était acheté, dès qu’i l’avait pu, chez l’armurier Baret, à Bourgoin, bien connu de tous les nemrods de la région. C’était un de ces fusils qu’on dénommait alors fusil Gras transformé, lequel était un fusil de guerre modèle 1874, du nom de son inventeur, le général français Gras, polytechnicien. Dans mon ingénuité, je pensais que ce fusil était ainsi appelé pour sa nécessité d’être toujours enduit de beaucoup de graisse. Pour le rendre utilisable pour la chasse, on en avait simplement remplacé le canon, tout en conservant sa crosse, son fût et sa culasse. Il n’avait évidemment qu’un seul coup.

A ma question Marquette avait fait une réponse que je n’ai jamais oubliée. Elle dénotait un réel esprit de réflexion et de bon sens :

-       Pourquoi que mon fusil, il n’a qu’un coup ? C’est parce que c’est le meilleur. Je vas vous dire pourquoi c’est très mauvais d’en avoir deux, de coups.

« Ecoutez-moi : Si vous en avez deux, vous tirez vite le premier, parce que vous vous dites que ça n’a pas d’importance, puisque vous en avez un deuxième. Alors vous tirez vite et souvent au hasard et vous manquez. Alors vous tirez vite et souvent au hasard et vous manquez. Alors vous vous affolez d’avoir manqué et, résultat, vous tirez encore plus vite votre second coup, pour vous rattraper. Et vous manquez encore, d’autant plus sûr que le gibier, il est plus loin.

« Tandis que si vous n’avez qu’un coup, vous vous appliquez finement, parce que vous savez qu’il n’y a pas de quartier. Vous prenez votre temps, vous tirez ni trop vite, ni trop tard, juste ce qu’il faut, à bonne distance et vous manquez pas. Le fusil à deux coups, c’est idiot ! ça vous fait manquer.

-       Mais s’il vous part deux perdreaux, M’sieu Marquette, vous pouvez pas faire le doublé ?

-       Ouais, le doublé ! Moi, j’aime mieux un mien sûr que deux tu les auras pas. Et puis, le deuxième perdreau, ça va, je le retrouverai toujours à la remise ! ça presse pas.

 

 

 

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29/04/2016
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La carabine 9 mm de mon père.

Ah! qu'elle était jolie la carabine de mon père!

Qu'elle était jolie avec son fin canon, d’un noir bleuté, terminé par un grain d’orge en laiton, sa culasse jaspée et son élégante crosse de bois verni.

A l’armement du chien plat, strié sur le dessus, la culasse à « tabatière » se soulevait légèrement. En la faisant pivoter autour de son axe, sans aucun jeu, elle faisait saillir l’extracteur, dévoilant alors la chambre…

C’était une carabine de calibre 9mm Flobert, à percussion annulaire, système Warnant.

Très petit calibre, sans doute, mais elle avait tout d’une grande !

9mm damon (Copier).jpg

 

 

Les munitions étaient à l'échelle de la carabine, c'est à dire minuscules.

Vendues en boites métalliques de 50 cartouches, de la marque Manufrance ou Gévelot, elles existaient en simple et en double charge (la 9 mm magnum, en quelque sorte!).

Ces mini-cartouches à la douille de carton plutôt mince, marbrée de vert, comportaient un petit culot de cuivre.

Mon père ne tirait que des "double-charge", soit environ 10 g de plomb, les simple-charge étant par trop faiblardes.

Chargées à la poudre noire, elles dégageaient, après le tir, culasse ouverte, une spirale de fumée et un parfum enivrant. 

 

 

    9mm flobert 2 (Copier)_crop_crop.jpg  9mm flobert 1 (Copier)_crop.jpg 

 

Muni de cette "arme de destruction massive", progressant d'arbre en arbre, mon père tentait d'approcher moineaux, pinsons et gros-becs sans se faire remarquer...

Compte tenu de la portée limitée de l'arme (15 m, grand maximum) et de la faiblesse de la charge, grives, merles et étourneaux étaient classés dans la catégorie gros gibier et n'étaient envisageables qu'au poste.

Il était, bien entendu, exclu de tirer au vol!

Son territoire de chasse, c'était le poulailler, très attractif pour les moineaux, ainsi que l'allée de platanes qui y conduisait. Au delà, il y avait le parc et le bosquet du château, le rideau d'arbres qui bordait le canal, la longue allée de chênes du monastère, le verger de pêchers et son épaisse haie de cognassiers dans laquelle était habilement dissimulé un poste et enfin les buissons et arbustes qui longeaient les nombreux fossés qui quadrillaient jadis la campagne.

D'un naturel peu patient, à la chasse il me surprenait toujours par son calme et sa constance. Et en dépit de la petitesse de l'arme et de sa portée réduite, il réussissait d'assez jolis tableaux.

Il y avait, néanmoins, une ombre au tableau. Cette carabine avait son talon d'Achille: c'était la munition. En effet, le coup de feu tiré, il fallait extraire la douille. Il y avait, justement, un extracteur pour ça, qui une fois sur trois ou quatre, arrachait le culot de cuivre, laissant le tube en carton de la douille dans la chambre. Parfois, même, des morceaux de papier déchiquetés restaient coincés dans le canon de l'arme. Souffler dans le canon, utiliser un canif, tailler une branchette passablement droite, tous les moyens étaient bons pour tenter de remettre l'arme en état de tir. Le problème fut finalement résolu par l'emploi d'un long morceau de fil de fer redressé recourbé en forme de crochet afin de le suspendre à la ceinture. Solution heureuse qui m'épargnait les bordées de jurons paternels, où le Seigneur en prenait pour son grade!

Cette époque est, maintenant, bien lointaine qui me voyait le suivre pas à pas, d'arbre en arbre, rapportant les oiseaux tués ou blessés et ramassant les douilles dont je humais la délicieuse odeur de poudre noire.

Il me semble encore le voir, scrutant la cime des arbres, la carabine pressée contre sa poitrine, actionnant son appeau à soufflet pour les grives...

C'était, il y a si longtemps... Il est maintenant au Pays des Chasses Eternelles... Papa...

RG 


Notes techniques sur la carabine de mon père et sur les munitions calibre 9 mm Flobert.

 

-La carabine:

Cette carabine, je ne l'ai plus, depuis longtemps, en ma possession.

D'après mes souvenirs, toutefois, il semblerait que c'était une carabine de marque Damon, à fermeture système Warnant, acquise dans les années 1950.

N'ayant jamais eu l'occasion de l'utiliser, j'ignore quelle était sa précision.

Quand à sa portée utile, elle est donnée pour 15 mètres maximum.

Calibre réel: 8,83 mm; longueur de la chambre 10,6 mm

 

-Les munitions:

En 1849, un armurier parisien, Louis Nicolas Flobert invente la première cartouche à percussion annulaire.

Destinée à l'origine à tirer une petite balle ronde de 6 mm, elle sera déclinée rapidement en divers calibres tirant des balles de: 4, 6, 7 et 9 mm, à balles rondes ou pointues.

 

Balles 9mm Flobert (Copier).JPG   

 

S'agissant du calibre 9 mm, l'étui de la balle mesure 8,65 mm de diamètre et 10,40 mm de longueur (hors bourrelet).

Sur cette base, il sera fabriqué une cartouche dite 9 mm, chargée à plombs, constituée d'un culot de 10,25 mm de long (hors bourrelet) et de 8,83 mm de diamètre.

Ce culot est prolongé par un corps en carton de longueur variable (sur le schéma ci-dessous, 20,75 mm), occupant une partie du canon.

Ainsi, la longueur de la cartouche dépend uniquement de la charge, simple ou double ou autre encore. 

 

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Pour illustration et pour le plaisir des yeux: un tableau de munitions des Etablissements Gévelot.

En partie basse, de droite à gauche: cartouches 9 mm simple et double charge, poudre noire; centre, bas: balle ronde et balle conique; à gauche: simple et double charge, poudre sans fumée.

 

 tableaux-decoratifs-munitions-01.jpg

 

 

Les problèmes d'arrachage du culot lors de l'extraction semblent aujourd'hui résolus par l'adoption d'étuis en métal (en laiton ou nickelés), du moins dans les carabines de fabrication récente.

A noter que l'emploi de ces nouvelles douilles dans des armes anciennes a pu, parfois, causer quelques problèmes: douilles fendues ou difficiles à extraire.

 

 tunet-petit-calibre (Copier).jpg

 

-Chargements actuels et performances:

Peu d'informations sur ces cartouches. Seule, la firme Fiocchi fournit les données suivantes pour ses cartouches:

- Plomb: 7,5 grammes

- V0: 200 m/s

- pression: 800 bars

- N° de plombs: 6, 7,5, 8, 9, 10, 11

 

Charge de plomb de 10,5 g pour le cartouche métallique de la Cartoucherie Française.

RG 

 


22/01/2016
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La détonation "silencieuse".

Dans le contexte de la chasse au poste à feu, où l'utilisation de munitions efficaces à moyennes portées et à bas bruit est privilégiée, cet article très technique, je dois le reconnaître, pourra présenter quelque intérêt pour le lecteur en quête de ce type de munitions.

Il a, en outre, le mérite de rappeler les principes qui régissent l'élaboration des munitions dîtes "silencieuses".

RG

 

 

Le texte ci-dessous est une traduction d’un article de R. Serino, intitulé « Lo sparo invisibile », article publié en décembre 2013 dans la revue italienne « Armi e Tiro ».

Le texte original (en italien) peut être consulté en cliquant sur le lien suivant :

http://www.sannicandro.org/data/news/Articolo_Trombetta.pdf

 

 

 

Pour obtenir une cartouche vraiment silencieuse pour la chasse au poste, il ne suffit pas que les plombs se déplacent à une vitesse inférieure à celle du son. Il faut encore trouver des solutions innovantes au niveau de la combustion de la poudre.

Un passionné (Pietro Trombetta) a trouvé le moyen de descendre à 60 décibels !

Depuis des temps immémoriaux, la pratique cynégétique fait appel à des solutions souvent très éloignées des canons officiels du rechargement. Au cours de ces dernières années, des pratiques bien connues des vieux chasseurs, qui semblaient être tombées dans l’oubli, ont été reprises et se sont répandues et ont retrouvé, en quelque sorte, leurs lettres de noblesse. Des termes comme « demi- cartouche » ou « demi-charge », considérés comme méprisants ou dérisoires, synonymes de chargements sans puissance à utiliser à courte distance ou sur du très petit gibier, se sont vus remplacer par des termes plus attrayants, comme « charges réduites », « charges subsoniques » ou « charges silencieuses » et ainsi de suite.

A l’origine de cela il existe un besoin réel, celui de réduire le bruit des détonations. Ce besoin est particulièrement ressenti sur les stands de tir situés à proximité de zones d’habitation où la « pollution sonore » génère des protestations très souvent exploitées pour faire obstacle à l’activité sportive.

 

Les solutions actuelles :

Le problème a été résolu par les fabricants de poudres avec les munitions dites « subsoniques » qui se caractérisent par une poussée capable de propulser 24 à 28 grammes de plomb à une vitesse d’environ 300 à 330 mètres/seconde.

Mais, il y a d’autres utilisateurs qui demandent la réduction du bruit pour des raisons propres à la chasse : ce sont les chasseurs au poste à feu, pour qui, même la détonation des petits calibres se révèle gênante dans le cadre fermé du poste, avec, en outre, un effet négatif sur le gibier alentour.

Toutefois, la réduction de la vitesse initiale à des valeurs inférieures à celle du son ne s’accompagne pas nécessairement d’une réduction effective de la détonation, dans la mesure où l’onde de choc que provoque un projectile à vitesse supersonique ne représente qu’une partie du problème. L’autre partie est constituée par l’énergie spécifique des gaz brulés qui, après les plombs et la bourre se détendent brutalement à la sortie du canon. L’énergie propre des gaz brûlés s’exprime en termes de pression et de température et se traduit aussi dans le recul de l’arme du fait que leur expansion dans l’atmosphère augmente la vitesse moyenne de la masse gazeuse.

Tant que celle-ci reste confinée à l’intérieur du canon, sa vitesse moyenne est égale à environ la moitié de celle du groupe bourre-charge de plombs, mais quand les gaz se détendent à la bouche du canon, les choses changent et le rapport n’est plus de 50%, mais du double. Et c’est à la dissipation dans l’atmosphère d’une  quantité d’énergie aussi élevée que l’on doit une grande partie du bruit de la détonation.

Il apparait alors évident que pour réduire le bruit, outre la réduction de la vitesse initiale, il est nécessaire, surtout, de réduire l’énergie spécifique des gaz brulés.

Dans un chargement standard, le rapport poudre/plomb habituellement de l’ordre de 1 pour 20 permet d’atteindre des vitesses initiales proches de 400 mètres par seconde. L’énergie spécifique des gaz brulés peut être réduite de diverses façons, avec pour chacune des effets collatéraux plus ou moins acceptables selon le résultat recherché.

Une première solution consiste à diminuer la charge de poudre, et à augmenter la charge de plombs. A due proportion, la réduction de la vitesse est sensible, mais il n’en est pas de même en ce qui concerne l’énergie spécifique des gaz brulés qui diminue peu dans la mesure où le rendement thermique augmente légèrement ; à la bouche du canon, le réduction de la pression est faible.

Une deuxième solution consiste à diminuer seulement la charge de poudre sans modifier celle des plombs. Dans ce cas, la réduction de la vitesse est sensible, mais pas autant que dans le cas précédent. L’énergie spécifique des gaz brulés diminue aussi, du fait d’une détérioration de la combustion ; le rendement thermique diminue également et la pression à la bouche du canon diminue encore davantage.

Une troisième solution consiste à réduire tant la charge de poudre que la charge de plombs. La diminution de vitesse est encore sensible, l’énergie spécifique des gaz brulés diminue aussi du fait de la dégradation de la combustion ainsi que le rendement thermique entrainant une baisse de pression à la bouche du canon.

Une quatrième solution consiste à passer, à dosage égal, à une poudre beaucoup plus lente, avec un pouvoir calorifique plus bas, de façon à « aplatir » autant que possible la courbe des pressions. La diminution de la vitesse est encore plus sensible et il en est de même pour l’énergie spécifique des gaz car la combustion empire, le rendement thermique également et la pression à la bouche tombe.

A l’exception de la première, toutes les solutions envisagées comportent une dégradation de la combustion et donnent lieu à des dépôts de résidus non brulés dans le canon.

Les effets de la réduction de l’énergie spécifique des gaz peuvent être optimalisés par un sertissage plus « souple » qui réduit voire annule le bourrage initial. Par ailleurs, une augmentation de la longueur du canon (dans les limites du raisonnable) a pour effet d’augmenter le rendement thermique, entrainant une augmentation de la vitesse initiale et une diminution de l’énergie spécifique des gaz brulés. Cette solution pourrait être couplée avec celles déjà envisagées sachant, toutefois, qu’elle n’apporterait qu’une amélioration mineure.

 

La solution nouvelle :  

Arrivés à ce point, il convient d’examiner une cinquième solution qui consiste à réduire artificiellement l’énergie spécifique des gaz brulés. Ouvrons une courte parenthèse à propos de la courbe pression/temps telle qu’observée dans un canon manométrique ( N.d.T. : canon de test avec prise de mesure de pression).

Sur une telle courbe, d’aspect plutôt rectiligne, il est possible de repérer le point au-delà duquel la courbe s’inverse : avant ce point, la concavité de la courbe est tournée vers le bas, au-delà, la concavité se tourne vers le haut. Les algorithmes de calcul appropriés permettent d’observer que la pression, à partir de ce point précis, diminue plus qu’elle ne devrait le faire en théorie.

Ceci peut être dû aux déperditions thermiques à travers les parois du canon, mais, comme celles-ci sont régies principalement par les caractéristiques thermo-fluido-dynamiques de l’air ambiant, avec des temps de réponse sensiblement plus longs que le temps de réponse du canon, on peut retenir comme hypothèse que la cause se trouve dans une fuite des gaz brulés entre la bourre et les parois du canon.

Preuve à l’appui, il est possible, avec d’autres algorithmes d’isoler dans la courbe pression/temps, l’évolution dans le temps de l’énergie interne des gaz brulés, énergie croissante jusqu’à un maximum enregistré supérieur au temps de montée en pression, puis décroissant plus ou moins rapidement.

A le différence de la courbe pression/temps, la courbe relative à l’énergie interne présente un caractère irrégulier et fluctuant. Cela peut être interprété comme le symptôme d’une combustion  irrégulière : le syndrome s’avérant d’autant plus évident que le taux de pression s’abaisse. L’explication réside dans le fait que l’étanchéité de la bourre est bien meilleure durant la montée en pression que durant la descente de celle-ci.

En dépit de ce défaut d’étanchéité qui devrait, en théorie, entrainer une dégradation de la vitesse, celle-ci semble peu influencée par le phénomène, comme si les gaz « passés » après la bourre faisaient office de tampon entre la bourre elle-même et l’âme du canon, réduisant les frottements qui s’opposent au mouvement.

On peut ainsi imaginer que, si on réussit à faire en sorte que les gaz brulés s’échappent en partie durant la phase ascendante, on obtiendrait alors une diminution générale de la pression avec, simultanément, la réduction de la vitesse initiale ainsi que la réduction de la pression à la bouche du canon.

Un tel chargement serait non seulement subsonique mais aussi à bas niveau de pression acoustique.

 

Silence, on tire :

C’est dans cette direction qu’un passionné, Pietro Trombetta, a dirigé ses recherches. Après de longues expériences et vérifications, il a réalisé des chargements dont les vitesses subsoniques et les niveaux de pression acoustiques, à 1 mètre de distance,  n’excèdent pas 80 décibels (dB).

A titre de comparaison, les valeurs pour une détonation de pistolet et une détonation de carabine à canon rayé sont, respectivement, de 140 dB et 160 dB ; cette différence de 20 dB ne doit pas induire en erreur. Ces valeurs sont exprimées sur une échelle logarithmique : les pressions acoustiques correspondantes  ressortent respectivement à 200 Pascal et 2000 Pascal, soit un facteur 10. Il s’agit de valeurs qui dépassent largement le seuil de la douleur, seuil subjectif mais dont le niveau moyen est de l’ordre de 100 Pascal, soit 134 dB. Tandis que le niveau de 80 dB correspond à une pression acoustique d’à peine 0,2 Pascal.

Ces résultats ont été obtenus principalement avec de petits calibres, mais ils peuvent être étendus, après adaptations, aux calibres supérieurs et aux chargements à balle.

La clef de voute est l’adoption de poudres, grenaille de plomb, étuis et amorces adéquats. Ceci afin de provoquer une fuite de gaz contrôlée qui, grâce aux dosages particuliers adoptés, réduit considérablement la pression exercée par les gaz brulés tout en la maintenant presque constante tout au long de l’âme afin d’obtenir une vitesse initiale subsonique et des temps de canon plus longs que la normale.

La fuite de gaz, opportunément contrôlée a pour effet de réduire la pression et de ralentir la combustion, augmentant ainsi les temps de canon tout en évitant la détérioration indésirable des vitesses initiales. Celles-ci réussissent à se maintenir sous les 330 mètres/seconde tout en fournissant encore, avec le petit plomb, des vitesses résiduelles suffisantes et des rosaces satisfaisantes jusqu’à 20 mètres.

Par exemple, avec une vitesse initiale de 300 mètres/seconde, un plomb n° 12, soit 1,5 mm de diamètre, conserve à 20 mètres une vitesse résiduelle d’environ 165 mètres/seconde, identique à celle d’un plomb n° 10 (diamètre 1,9 mm) à 25 mètres, valeur suffisante pour assurer la pénétration sur le petit gibier.

L’inconvénient de la fuite de gaz, pour les charges sans conteneur, est évidemment la fusion des plombs. Correctement contrôlée avec adoption de plomb nickelé, le phénomène se ramène, toutefois à des dépôts de plomb dans la seconde moitié de l’âme, sans provoquer la très dangereuse fusion en grappe des plombs.

Les résultats, obtenus avec la collaboration de rechargeurs proches de la résidence du passionné (Pouilles), d’ateliers spécialisés, comme Cortini & Pezzotti qui ont produit les bobines orlatrices adéquates pour permettre de pratiquer des sertissages à faible résistance d’ouverture, ainsi que des amis comme Luigi Chimini de Lonato (Bs) qui s’est occupé de la réalisation des bourres en plastique sur mesure et Marco Cioni de Florence à qui l’on doit le DVD illustrant les caractéristiques des chargements.

Ces résultats, donc, ont été présentés également aux fabricants nationaux : Fiocchi et Cheddite, dans les laboratoires balistiques desquels ont été réalisés des essais comparatifs poussés.

De ces essais, il ressort que les chargements en question, en calibre 36 et 410, avec un grammage de 18 à 28 g de plombs nickelés n° 11, dans des douilles de 50 à 76 mm, se maintiennent en dessous des 700 bars de pression avec une vitesse comprise entre 250 et 300 mètres/seconde et des temps de canon de l’ordre de 3,450 à 3,750 millisecondes. Les niveaux de pression acoustique tournent autour de 60 dB et les rosaces sont extrêmement compactes et meurtrières.

Tout laisse présager que l’optimisation des composants et des dosages aux fins de production industrielle améliorera encore les performances de ces chargements.


23/12/2015
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